Un gouvernement néo-démocrate réintégrerait l'Ontario dans un «marché du carbone»
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Par La Presse Canadienne, 2022
TORONTO — Les néo-démocrates en Ontario promettent, s'ils sont élus jeudi, de faire adhérer à nouveau la province dans un «marché du carbone».
Les néo-démocrates, les libéraux et les verts s'engagent tous à réduire de moitié, d'ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre (GES) sous les niveaux de 2005. Mais pour y parvenir, seuls les néo-démocrates promettent un nouveau système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions.
Ce régime plafonne la quantité de pollution que les entreprises de certaines industries peuvent émettre; si elles dépassent ces limites, elles doivent acheter sur le «marché du carbone» un nombre égal de «droits d'émission».
L'ancien gouvernement libéral de Kathleen Wynne avait fait adhérer — brièvement — l'Ontario dans le marché du carbone créé par le Québec et la Californie, mais les progressistes-conservateurs ont retiré la province de ce régime dès leur élection en 2018.
Pendant la campagne actuelle, les libéraux ne proposent pas que l'Ontario réintègre un marché du carbone: leur plateforme environnementale propose plutôt de renforcer les exigences imposées aux grands émetteurs industriels.
Interrogé lundi sur son plan de réduction des émissions de GES, le chef progressiste-conservateur, Doug Ford, a vanté à nouveau la fabrication de véhicules électriques en Ontario et la production d'acier plus verte.
Le plan du Parti vert propose d'augmenter le prix du carbone jusqu'à ce qu'il atteigne 300 $ la tonne en 2032; les recettes de cette «taxe carbone» seraient ensuite retournées aux particuliers. Les verts promettent aussi d'éliminer les combustibles fossiles de toute la production d'électricité en Ontario.
La Presse Canadienne