Un féroce critique du projet de loi libéral a reçu du financement de géants du web
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Par La Presse Canadienne, 2022
OTTAWA — Un critique virulent du projet de loi libéral sur la diffusion en ligne a admis que son organisme avait reçu du financement de deux «géants du web».
Scott Benzie, fondateur de «Digital First Canada», a déclaré lundi devant un comité des Communes que son organisme, qui se décrit comme «une voix pour les créateurs de contenu en ligne», était en partie financé par YouTube et TikTok.
Cette révélation a incité le député libéral Chris Bittle, secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, à soutenir que M. Benzie était en situation de conflit d'intérêts majeur.
Le projet de loi C-11 vise à moderniser la Loi canadienne sur la radiodiffusion afin, notamment, de prendre en compte le contexte nouveau des plateformes numériques de diffusion en continu. M. Benzie avait exprimé des inquiétudes quant à l'application de ces nouvelles règles au «contenu généré par les utilisateurs».
YouTube et TikTok affirment que «Digital First Canada» a offert une voix aux créateurs de contenu en ligne, qui, selon ces géants, n'étaient pas autrement représentés de manière adéquate à Ottawa dans le débat sur le projet de loi C-11.
M. Benzie est enregistré comme lobbyiste pour faire pression auprès du ministère du Patrimoine sur un projet de loi qui affecterait les créateurs de contenu en ligne. Il soutient qu'il a créé l'organisme avant que YouTube et TikTok ne lui fournissent de l'argent — une somme inférieure à 100 000 $, dit-il, et qui ne paie pas des salaires.
Il soutient que l'essentiel du financement de son organisme provient du «Buffer Festival» de Toronto, un événement annuel qui met en vedette les créateurs de vidéos en ligne.
La Presse Canadienne