Un appareil développé par des chercheurs de l’UBC peut détecter les microplastiques
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Par La Presse Canadienne, 2024
VANCOUVER — Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) affirment avoir mis au point un appareil portable capable de détecter à moindre coût la quantité de microplastiques dans les boissons et autres liquides.
Tianxi Yang, qui a développé l’outil, a déclaré dans un communiqué de presse de l’UBC que les microplastiques constituent une «menace importante» pour la sécurité alimentaire, la santé et l’environnement, et qu’une détection abordable pourrait contribuer à réduire leur dangerosité.
Des particules de microplastique peuvent être créées lorsque des objets tels que des gobelets ou des ustensiles en plastique se dégradent, les libérant dans les aliments ou les boissons qui peuvent ensuite être ingérés ou absorbés par le corps.
L’appareil développé par les équipes de Mme Yang utilise un microscope numérique sans fil, une lumière DEL verte et ce qu’on appelle un «filtre d’excitation» pour tester des échantillons liquides plus petits qu’une goutte en faisant briller les microplastiques.
Dans une étude publiée ce mois-ci dans la revue «ACS Sensors», l’appareil a été testé sur de l’eau distillée bouillie qui avait été placée dans des gobelets en polystyrène jetables pendant 30 minutes.
Les tests ont montré que les gobelets libéraient des centaines de millions de particules de polystyrène dans l’eau, chacune d’environ un centième de la largeur d’un cheveu humain ou plus petite.
Mme Yang, professeure adjointe à la faculté des systèmes terrestres et alimentaires, explique que chaque test coûte environ 1,5 sou.
Le communiqué de l’UBC indique que l’appareil est actuellement calibré pour détecter le polystyrène, mais qu’il pourrait également mesurer différents types de plastique, notamment le polyéthylène et le polypropylène.
Il précise que les résultats sont faciles à comprendre, «que ce soit par un technicien dans un laboratoire de transformation alimentaire ou simplement par une personne curieuse de sa tasse de café du matin», et que les chercheurs espèrent commercialiser l’appareil pour analyser les particules de plastique dans des «applications du monde réel».
La Presse Canadienne