Un agent néo-écossais accepte un blâme pour sa mauvaise gestion d'une plainte
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Par La Presse Canadienne, 2023
HALIFAX — Un policier de Halifax accusé d'avoir mal géré une enquête sur une agression sexuelle présumée en 2018 dit qu'il accepte le blâme pour ne pas avoir récupéré les vêtements de la femme comme preuve.
L'agent Bojan Novakovic témoigne devant la Commission de révision de la police de la Nouvelle-Écosse en réponse à une plainte de Carrie Low, qui aurait été enlevée et violée par deux hommes le 18 mai 2018 dans une caravane, dans la région de Halifax.
Des témoins de la commission d'examen ont déclaré que M. Novakovic avait posé des «questions accusatrices» à Mme Low à l'hôpital le lendemain de son viol présumé, et ont critiqué le fait qu'il lui ait fallu dix jours pour récupérer les vêtements qu'elle avait portés cette nuit-là.
M. Novakovic a dit jeudi qu'il ne lui était pas venu à l'esprit de récupérer ses vêtements et qu'il avait admis son erreur à ses supérieurs. Il a toutefois nié avoir posé de questions accusatrices à Mme Low.
La commission d'examen a appris que la police de Halifax n'avait pas fouillé la caravane où Mme Low aurait été violée, et ce, malgré le fait que la dame ait donné l'adresse exacte à M. Novakovic.
L'agent Novakovic affirme qu'il a fait son devoir de noter l'adresse dans son rapport, ajoutant qu'il pensait que les enquêteurs de la police auraient pu voir ses notes et agir en conséquence.
Il a fait l'objet d'une procédure disciplinaire interne de la police et s'est vu retirer huit heures de salaire pour ne pas avoir récupéré les vêtements de Mme Low et pour avoir omis d'informer un supérieur de l'emplacement de la scène du crime.
Mme Low fait appel de la peine de M. Novakovic et demande des recommandations de la commission pour améliorer la façon dont l'unité conjointe GRC-Halifax traite les cas.
La Presse Canadienne