TVA mettra fin à ses bulletins du week-end à Québec avant la décision du CRTC
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Le Groupe TVA a décidé de mettre fin à ses bulletins régionaux de Québec avant d’obtenir l’autorisation du CRTC, a appris La Presse Canadienne. L’entreprise répond qu’elle n’a pas le choix en raison «des délais trop longs» de l’organisme qui réglemente la radiodiffusion au pays.
Le plus important diffuseur privé du Québec a annoncé, la semaine dernière, sa décision de cesser de diffuser des bulletins locaux de nouvelles dans la région de la Capitale-Nationale les week-ends à partir du 19 juin.
Groupe TVA a déposé une demande en ce sens, la veille de l’annonce, auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais l’entreprise mettra ses plans à exécution avant d’obtenir une réponse.
Confronté aux délais administratifs «trop longs» du CRTC, Groupe TVA n’avait pas le choix «de prendre des décisions difficiles dès maintenant », répond la porte-parole de la maison-mère Québecor, Véronique Mercier. «Considérant la situation financière de l’entreprise et la concurrence féroce, attendre encore des mois, voire des années, n’était pas une option.»
Au CRTC, on n’a pas voulu commenter les démarches du Groupe TVA. «Le CRTC, étant un tribunal administratif quasi judiciaire, n’est pas en mesure de discuter les dossiers ouverts devant le conseil», répond sa porte-parole.
Dans sa requête, Groupe TVA estime qu’elle subit un traitement inéquitable par rapport à Radio-Canada, qui a obtenu des allègements aux conditions de sa licence pour sa station de Québec en juillet 2022. Le diffuseur public doit tout de même diffuser des bulletins de nouvelles tous les jours de la semaine.
«Afin d’assurer la pérennité de nos activités, nous demandons, à répétition au CRTC et depuis plusieurs années, des allègements réglementaires et financiers, dénonce Mme Mercier. Au lieu d’agir, le CRTC a décidé, en juillet dernier, de renouveler nos conditions de licences pour deux ans sans aucun changement, alors que le diffuseur public s’est vu octroyer des allègements importants. »
Stéphane Rolland, La Presse Canadienne