Tuerie en N.-É.: des agents de la GRC liés à un autre dossier qui aurait été mal géré
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Par La Presse Canadienne, 2022
HALIFAX — Des agents de la GRC qui ont répondu à la fusillade de masse de 2020 en Nouvelle-Écosse sont liés à la mauvaise gestion présumée d'une affaire de meurtre en 2017 qui fait l'objet d'une enquête fédérale.
L'enquête sur la tuerie en Nouvelle-Écosse a révélé cette semaine l'identité des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) nommés lors d'un examen interne de la police en 2018 sur les lacunes de la gestion de l'affaire Susie Butlin.
Mme Butlin s'était plainte à la GRC de la Nouvelle-Écosse d'avoir été agressée et harcelée sexuellement par Ernest Ross Duggan, qui l'a finalement tuée en septembre 2017.
Parmi les policiers impliqués dans les deux affaires figure le nom de l'agent Greg Wiley, qui, le 26 août 2017, avait reçu les plaintes de Mme Butlin pour harcèlement et avait été nommé enquêteur principal.
Selon le rapport interne de police, l'agent Wiley «a déterminé qu'il n'y avait aucun fondement pour des accusations» et avait conseillé à la dame de bloquer M. Duggan sur Facebook.
L'enquête sur le meurtre de Mme Butlin fait maintenant l'objet d'une enquête fédérale examinant la réponse de la GRC à ses plaintes et la gestion du corps de police sur les enquêtes sur les agressions sexuelles.
M. Wiley est également le policier à qui l'on a demandé de vérifier si Gabriel Wortman – l'homme qui a assassiné 22 personnes en avril 2020 – avait des armes à feu chez lui à Portapique, en Nouvelle-Écosse, en 2010. À cette époque, M. Wortman avait menacé de tuer ses parents au Nouveau-Brunswick.
L'enquête sur les menaces de mort présumées n'a abouti à aucune accusation.
M. Wiley a également déclaré devant l'enquête publique qu'il avait rencontré M. Wortman «entre 10 et 20 fois». Le policier avait tissé une relation avec le tueur après qu'il l'eut aidé à résoudre une affaire de vol au domicile de M. Wortman à Portapique.
Le rapport interne sur Mme Butlin avait été initialement soumis à l'enquête dans une forme expurgée, qui masquait les noms des policiers. L'avocate de la commission d'enquête, Jennifer Cox, a déclaré lundi que la non-divulgation des noms des policiers «avait eu une incidence sur notre capacité à faire le travail».
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Cette dépêche a été rédigée avec l'aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles
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