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Trois jours pour dire «merci» aux animateurs et accompagnateurs de camps de jour

durée 11h59
18 juillet 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2023

MONTRÉAL — Avantages sociaux, possibilité de congés ou de vacances, semaine de quatre jours, quart de travail d'une demi-journée, programme d'assurance: les gestionnaires de camps de jour doivent eux aussi redoubler d'efforts afin de recruter des jeunes comme animateur ou accompagnateur. 

C'est dans ce contexte compétitif du marché de l'emploi que se tiennent pour une neuvième année les Journées de l’animation et de l’accompagnement, du 18 au 20 juillet. Celles-ci visent à reconnaître et valoriser le rôle des animateurs et accompagnateurs des camps de jour et de vacances au Québec. 

Ces journées favorisent la rétention des jeunes dans ce milieu, selon Gabrielle Fortin, directrice du développement et partenariats au Conseil québécois du loisir (CQL). 

«Elles vont permettre de développer un sentiment d'appartenance. Le plus possible qu'on peut valoriser leurs compétences, leur travail et l'impact qu'ils ont sur les enfants, le plus que l'on croit qu'ils vont revenir l'an prochain», soutient Mme Fortin.  

Les gestionnaires des camps de jour ont de nouveau été confrontés en 2023 à des difficultés de recrutement. Mais la plupart des membres de l'Association des camps du Québec (ACQ) sont parvenus à pourvoir leurs postes d'animateur avant le début de l'été, indique la directrice générale adjointe de l'organisme, Anne-Frédérique Morin. 

Selon elle, il ne fait aucun doute que les défis de recrutement découlent de la situation de la pénurie de main-d'oeuvre, et non d'une mauvaise perception du travail d'animation dans les camps, qui «n'est pas de tout repos, mais qui est axé sur la plaisir». 

«Il y a certainement des mythes à déconstruire, mais on ne les entend pas beaucoup. Je dirais qu'il y a beaucoup de gestionnaires qui se sont attaqués justement à retravailler les conditions de travail pour les rendre les plus intéressantes possible pour se démarquer des autres employeurs», dit Mme Morin.

Toute la vie sociale entourant les camps sert aussi d'argument pour mousser ces postes en loisirs. 

«Un camp, c'est partir à l'aventure, fait valoir Mme Morin. Lorsque l'on parle avec des animateurs, la plupart du temps ce qui les retient à l'emploi, c'est l'ambiance au travail, les amis qu'ils se sont faits.»

Des «compétences transférables»

Pour promouvoir le boulot d'animateur et d'accompagnateur, le milieu du loisir insiste aussi sur les compétences que développent les jeunes à travers cette expérience de travail. 

«Je parle souvent de compétences transférables», mentionne Mme Fortin. Des aptitudes qui peuvent servir tout au long de sa vie personnelle et professionnelle, peu importe le choix de carrière. 

«On ne se cachera pas que travailler dehors toute la journée avec des petits êtres humains qui dépendent de nous et à qui on va donner toute notre attention pendant sept, huit ou neuf heures, c'est exigeant. Mais il y a beaucoup de bénéfices», évoque Alexandra Gilbert, directrice générale adjointe de l’Association québécoise du loisir des personnes handicapées (AQLPH). 

L'AQLPH assure notamment la distribution des sommes permettant l'embauche d'accompagnateurs qui s'investissent auprès d'enfants avec des besoins particuliers. L'association offre aussi de la formation en accompagnement en camp de jour. 

«Le personnel développe des acquis en communication, en gestion des émotions, en rigueur. La créativité et la capacité d'adaptation sont aussi développées», mentionne Mme Gilbert. 

Avec le thème «Animer et accompagner, c’est s’adapter!», les Journées de l'animation et de l'accompagnement cherchent à mettre en lumière les compétences acquises par les jeunes, qui leur confèrent les habiletés pour travailler auprès d'enfants de 5 à 17 ans. 

Au Québec, il existe depuis 2009 un programme national de formation en animation, sous la responsabilité du CQL. Le diplôme d'aptitude aux fonctions d'animateur (DAFA) est offert par différents organismes de loisirs à travers la province. 

Mur virtuel d'encouragements

Pour souligner le travail des animateurs et accompagnateurs, des initiatives sont prévues au cours des prochains jours. 

Parmi celles-ci, un mur virtuel a été mis en ligne sur le site des Journées de l'animation et de l'accompagnement afin de permettre au public de partager son soutien. 

«On invite tout le monde à aller écrire un mot sur le mur virtuel. D'écrire un ‘‘merci’’ ou un ‘‘bravo’’ aux personnes que l'on connaît en animation ou en accompagnement. C'est une belle manière de valoriser leur travail et de reconnaître leurs compétences», indique Mme Fortin. 

Les enfants des camps pourront aussi témoigner de leur affection en réalisant un bricolage de reconnaissance, qui pourra être partagé sur les réseaux sociaux. 

Des capsules vidéo seront également diffusées sur les médias sociaux, mettant notamment en valeur l'appréciation des employeurs et des parents à l'endroit des animateurs et accompagnateurs. 

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne