«Soyez désolés que la culture dans le sport est toujours ce qu'elle est», dit Jeanson
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Par La Presse Canadienne, 2022
OTTAWA — «Soyez désolés que la culture dans le sport soit toujours ce qu'elle est aujourd'hui», a lancé lundi la cycliste Geneviève Jeanson aux élus fédéraux en comparaissant devant un comité qui se penche sur les risques auxquels s'exposent les femmes et les filles dans les milieux sportifs.
En ouverture d'un témoignage à Ottawa, l'ancienne athlète québécoise de haut niveau a détaillé les allégations d'abus et d'agression sexuelle à son endroit qu'elle dit avoir subis de la part de son ex-entraîneur André Aubut. Ces allégations n'ont pas été examinées par une cour de justice.
Geneviève Jeanson reproche aussi à M. Aubut de lui avoir administré de l'EPO, à des fins de dopage sportif, alors qu'elle n'était qu'une adolescente. Le quotidien La Presse a récemment souligné qu'André Aubut a été suspendu à vie par le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) en lien avec la consommation d’EPO donnée à Geneviève Jeanson.
Celle qui est désormais coporte-parole de Sport'Aide, un organisme qui souhaite favoriser un environnement sain dans la pratique du sport, y est allée de ses recommandations aux membres du Comité permanent de la condition féminine.
«S'il vous plaît, ne me dites pas que vous être désolés de ce qui s'est passé. Être désolé ne changera pas le passé», a-t-elle affirmé d'emblée.
Elle a invité les députés à s'indigner «que les choses ne bougent pas assez vite pour protéger les athlètes», demandant, du même souffle, des changements.
Selon Geneviève Jeanson, les athlètes et les entraîneurs devraient être éduqués «aussitôt que possible sur ce qui est un comportement acceptable et ce qui en est un inacceptable».
«L'éducation sur des questions d'intégrité devrait être obligatoire», a-t-elle ajouté.
La cycliste souhaite aussi la mise sur pied d'un système de traitement de plaintes qui soit complètement indépendant des fédérations sportives et qui ne soit pas uniquement accessible aux «athlètes d'élite».
Émilie Bergeron, La Presse Canadienne