SOPFEU: la situation des incendies de forêt est jugée préoccupante en zone nordique
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Par La Presse Canadienne, 2023
QUÉBEC — Même si la lutte aux feux de forêt continuait de progresser mercredi soir dans la zone intensive d'incendies du nord-ouest du Québec, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) signalait qu’en zone nordique, plusieurs sinistres étaient en progression.
Dans la plus récente mise à jour de ses opérations, la SOPFEU a qualifié de préoccupante la situation en zone nordique. Jeudi matin, parmi les 129 incendies qui étaient en activité au Québec, 88 étaient répertoriés dans le grand nord québécois. Quinze d’entre eux étaient identifiés comme étant prioritaires.
La SOPFEU a rappelé que son mandat en zone nordique est de combattre uniquement les feux menaçant des communautés ou des infrastructures stratégiques. Mais en raison de la progression de certains sinistres, des mesures ont été prises pour protéger les voies d’accès aux communautés d’Eastmain, de Wemindji et de Waskaganish, la route Billy Diamond, la route du Nord, la Transtaïga et certaines installations d’Hydro-Québec, notamment celles de LG3 et LG4, à l’est de Radisson.
Des opérations terrestres ou aériennes de lutte aux flammes ont été lancées, plusieurs incendies étant hors contrôle.
Sur le reste du territoire, dans la zone appelée de protection intensive, 41 incendies étaient en activité jeudi matin et la SOPFEU considérait que la situation était stabilisée. Aucun feu n’était considéré hors contrôle et il ne restait plus que trois feux prioritaires, deux sur la Côte-Nord et l’autre en Jamésie. Douze feux n’ont toujours pas été attaqués, mais ils ne mettaient aucune communauté ou infrastructure à l’épreuve, selon la SOPFEU.
L’organisme précisait que le travail visant à maitriser les incendies progressait. Les pompiers forestiers étaient à l’œuvre en bordure des feux et utilisaient différentes techniques de combat, dont l’arrosage au sol et le brûlage contrôlé.
De l’arrosage héliporté et par des avions-citernes était aussi effectué, alors que la technique de la thermovision était utilisée sur les feux afin de détecter les points chauds et de les éteindre.
Jean-Philippe Denoncourt, La Presse Canadienne