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Serment au roi: Trudeau estime que Québec peut adopter une loi s'il le souhaite

durée 07h16
19 octobre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau souligne que les élus de l'Assemblée nationale à Québec ont la liberté, s'ils le souhaitent, d'adopter un projet de loi visant à retirer l'obligation de serment au roi Charles III.

«Il faut comprendre que ces assermentations sont régies par l'Assemblée et le Parlement eux-mêmes. L'Assemblée nationale a le droit de décider comment ils veulent organiser leur processus d'assermentation», a-t-il dit mercredi avant de se rendre à une réunion de son caucus.

«Ça prend un projet de loi, mais, pour ça, ça prend des députés qui siègent et qui votent sur les projets de loi, mais je vais laisser ceux qui se sont fait élire à l’Assemblée nationale prendre (leurs) décisions», a ajouté le premier ministre fédéral.

Appelé à préciser s'il estime que Québec a le pouvoir de changer la loi constitutionnelle de 1867 en adoptant un projet de loi pour abolir le serment à la monarchie britannique, M. Trudeau n'a pas clairement répondu.

Il a par ailleurs signalé que son équipe «n'a aucune intention» de faire quelque changement que ce soit aux serments qui doivent être faits par les députés de la Chambre des communes.

Dans les rangs conservateurs, les députés interrogés en mêlée de presse mercredi avant-midi n'ont pas voulu s'avancer. «Je vais garder mes réflexions pour moi-même», a soutenu Gérard Deltell, après avoir rappelé qu'il a été élu de l'Assemblée nationale par le passé.

Le lieutenant pour le Québec des conservateurs, Pierre Paul-Hus, a affirmé que sa formation politique n'était pas chaude à l'idée de modifier les serments d'assermentation au niveau fédéral.

«Pour le Parti conservateur, on n'est pas dans un mode de vouloir brasser les cartes là-dedans. Pour l'instant, le statu quo nous satisfait», a-t-il résumé.

Le débat a récemment refait surface à l'Assemblée nationale à Québec, alors que le Parti Québécois et Québec solidaire refusent de prêter allégeance au roi Charles III afin de compléter leur assermentation.

Le porte-parole de Québec solidaire et député réélu de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, a expédié mardi une lettre aux chefs des autres partis représentés à l'Assemblée nationale dans le but de convoquer une rencontre le plus tôt possible pour dénouer «l'impasse».

Seule «une rencontre transpartisane» permettra de «sortir du cul-de-sac», a-t-il insisté en entrevue avec La Presse Canadienne.

-Avec des informations de Michel Saba, à Ottawa, et de Jocelyne Richer, à Québec

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne