Remplacée par une plus jeune, une serveuse se voit accorder 24 000 $
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Une serveuse de restaurant, que son employeur avait remplacée par une plus jeune, parce qu'il voulait «rafraîchir la place», se voit accorder 24 000 $ par un tribunal.
Le restaurant de la région de Montréal avait dû fermer ses portes au plus fort de la pandémie de la COVID-19, en mars 2020. Il avait rouvert ses portes en juin 2020.
La serveuse n'avait toutefois pas été rappelée au travail. Comme elle demeure tout près, elle était allée voir son employeur pour s'enquérir des possibilités de rappel au travail. Elle avait déjà remarqué la présence d'une autre serveuse, plus jeune.
Son supérieur lui avait alors dit qu'il ne l'avait pas rappelée parce qu'il n'y avait pas assez de travail, qu'il voulait «rafraîchir la place» et «faire de la nouveauté». La travailleuse avait compris qu'il ne voulait pas la réembaucher parce qu'il avait plutôt embauché une plus jeune qu'elle.
Le Tribunal administratif du travail a jugé qu'il s'agissait là de discrimination basée sur l'âge. Il annule le congédiement de la plaignante et ordonne à l'employeur de lui verser la somme de 23 948,80 $, ce qui inclut les indemnités pour perte de salaire, perte d'emploi, des dommages punitifs et les intérêts.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne