Québec dépasse sa cible grâce à la pandémie
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Par La Presse Canadienne, 2022
QUÉBEC — La pandémie de COVID-19 a porté chance de façon quasi miraculeuse au gouvernement Legault : il a ainsi pu atteindre, voire dépasser, sa cible de réduction de gaz à effet de serre (GES) pour 2013-2020.
Par contre, les entreprises ont dû acheter pour un milliard $ de droits d’émission à la Californie dans le cadre de la bourse du carbone pour atteindre leurs cibles de réduction.
C'est ce qu'on a pu apprendre du rapport sur la cible de réduction 2020 du gouvernement du Québec mercredi.
Alors que le Québec visait une baisse de 20 % des émissions de GES pour 2020 par rapport au niveau de 1990, il a atteint 26,6 %, a révélé le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, en conférence de presse mercredi à Québec.
C’est principalement l’effet de la pandémie qui a causé un ralentissement économique, une baisse des déplacements attribuable entre autres au télétravail, selon ce qu’ont confirmé les autorités mercredi matin.
Même si elles ont baissé de 2019 à 2020, les émissions dans le secteur du transport ont enregistré une progression très nette de 2013 à 2020.
Ainsi, le transport routier demeure le talon d’Achille du bilan québécois : de 1990 à 2020, les émissions du transport routier ont bondi de 36,8 %.
Québec prévoit en outre un rebond des émissions en raison de la reprise économique, alors pourtant qu’on vise une baisse des émissions de GES de 37,5 % pour 2030.
À combien est estimé ce rebond?
Le gouvernement dit que cela n’a pas été estimé, mais le ministère de l’Environnement a «gardé ses chiffres», a-t-on dit lors d’un briefing technique.
Mais le Ministère «a une idée de ce que ce phénomène peut représenter», a-t-on ajouté.
Patrice Bergeron, La Presse Canadienne