Près d’une centaine de postes abolis dans les quotidiens régionaux de CN2i
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — C’est la fin du papier pour les six quotidiens régionaux des Coops de l’information (CN2i), qui abolira une centaine de postes cette année, soit environ le tiers de ses effectifs.
Les journaux «Le Droit», «Le Soleil», «La Tribune», «Le Nouvelliste», «La Voix de l’Est» et «Le Quotidien», qui avaient conservé une édition papier le samedi, cesseront d’être imprimés à la fin de l’année, a confirmé l’entreprise dans un texte publié sur le site de ses différentes publications.
Dans la foulée, une centaine de postes pourraient être abolis sur environ 350 employés. La coopérative espère que les départs volontaires permettront d’éviter les mises à pied. Les employés liés au papier seront toutefois touchés.
Du côté syndical, on affirme que la direction n’a pas encore donné de plan précis, mais qu’il y a une ouverture pour trouver la meilleure façon d’assurer la pérennité de CN2i avec le moins d’impacts négatifs pour les employés, répond la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture de la CSN, Annick Charette, en entrevue. «L’atmosphère n’est pas confrontationnelle.»
L’abolition de postes a indirectement déjà commencé puisque la coopérative a décrété récemment un gel des embauches, ajoute Mme Charette.
Il n’a pas été possible d’avoir une réaction immédiate de la direction. La directrice générale des Coops de l’information, Geneviève Rossier, a indiqué au «Journal de Montréal» qu’un programme de départs volontaires serait mis en place à partir de juin. Arrivée en poste au mois de mars, Mme Rossier dirigeait auparavant le service français de La Presse Canadienne.
Un contexte difficile pour le papier
Les six quotidiens seront ainsi entièrement diffusés sur les plateformes numériques. La coopérative prévoit d’ailleurs une nouvelle interface web pour ses sites ainsi que de nouvelles applications.
Les publications avaient déjà amorcé un abandon partiel du papier lorsqu’elles avaient cessé de publier leurs éditions papier du lundi au vendredi, en mars 2020.
Le contexte est difficile pour les journaux imprimés. Les coûts d’impression subissent des pressions inflationnistes au même moment où une part de leurs revenus publicitaires ont migré vers les géants du web comme Facebook et Google.
En décembre dernier, le Journal de Québec et le Journal de Montréal ont annoncé qu’ils arrêtaient d’imprimer leur édition du dimanche dès le début de l’année 2023. En octobre, Postmedia a abandonné l’impression de l’édition du lundi pour neuf de ses publications, dont Montreal Gazette.
Stéphane Rolland, La Presse Canadienne