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Premier commissaire à la langue française: QS s'oppose au candidat pressenti

durée 06h19
9 décembre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

Québec solidaire (QS) s'oppose au candidat pressenti pour devenir le tout premier commissaire à la langue française, un poste créé dans la loi 96. 

À moins d'un revirement, le gouvernement Legault devrait proposer vendredi la candidature de Benoît Dubreuil, philosophe et coauteur de l'essai «Le remède imaginaire - Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec».

Le chef parlementaire de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, a déclaré en point de presse que, selon lui, la candidature de M. Dubreuil n'est pas suffisamment «consensuelle» et «rassembleuse».

«Sur les enjeux d'immigration notamment, sur les liens entre langue et immigration, cette candidature-là a par le passé exprimé des positions qui ne nous rejoignent pas», a-t-il affirmé.

La nomination d'un commissaire à la langue française doit faire l'objet d'un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale. Or, le gouvernement détient à lui seul plus des deux tiers des sièges.

«Le minimum, c'est de (...) prendre l'engagement solennel de dire: "OK, (...) on va toujours aller chercher l'appui d'au moins un parti d'opposition quand vient le temps de faire ces nominations-là"», estime M. Nadeau-Dubois.

«Une supermajorité parlementaire, ce n'est pas une supermajorité sociale», a-t-il souligné.

Le Parti québécois (PQ) a fait savoir vendredi qu'il appuie la nomination de M. Dubreuil, tandis que le Parti libéral du Québec (PLQ) a dit vouloir attendre pour se prononcer.

«Qu'on vote oui ou non, ça ne changera pas la décision du gouvernement. Ils sont 90. La loi, c'est aux deux tiers; le deux tiers est annulé», a déploré le leader parlementaire du PLQ, Monsef Derraji.

Caroline Plante, La Presse Canadienne