Plusieurs postes de personnel de soutien restent à combler dans les écoles
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — À la veille de la rentrée scolaire, les postes de personnel de soutien dans les écoles sont aussi difficiles à combler que ceux d’enseignants, plaide le secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).
Lors d’une conférence de presse, tenue dimanche matin devant l’école Charles-Lemoyne, à Montréal, le syndicat a fait valoir le nombre «préoccupant» d’employés manquant, et l’importance d’améliorer les conditions de travail du personnel de soutien pour attirer de nouveaux employés.
Par exemple, au Centre de services scolaire de Montréal, 230 postes d’éducatrices en service de garde sont toujours à pourvoir et au Centre de services scolaire des Mille-Îles, dans les Laurentides, il en manque 405, ce qui représente 50% des postes non comblés, selon la FEESP-CSN.
La Fédération est également préoccupée par le nombre de démissions dans certains centres de services scolaires.
«Vu le contexte catastrophique, des centres de services demandent à leurs techniciennes et techniciens en éducation spécialisée de remplacer des enseignantes et des enseignants, aggravant ainsi la pénurie de techniciennes. Ce n’est pas sorcier. La seule solution pour freiner l’exode et pour attirer de nouveaux employés en grand nombre, c’est d’offrir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail», affirme Frédéric Brun, vice-président de la FEESP-CSN, par voie de communiqué.
Le syndicat souligne que les aides à la classe ne doivent pas servir de solution au problème de la pénurie d’enseignants, puisqu’un manque d’éducatrices se fait aussi sentir.
La Presse Canadienne