PLQ: carte universelle de transport en commun
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Par La Presse Canadienne, 2023
QUÉBEC — Une seule carte de transport en commun devrait être implantée partout au Québec.
C'est ce que propose le Parti libéral du Québec (PLQ) dans le cahier de résolutions qui sera débattu samedi et dimanche à l'occasion d'un conseil général à Drummondville, axé sur la reconstruction de la formation.
La Presse Canadienne a obtenu un exemplaire du document jeudi.
Il comporte en outre des propositions sur la crise du logement, pour avantager les propriétaires qui font des améliorations à leurs appartements, mais reste silencieux sur les revendications constitutionnelles et nationalistes réclamées par le comité de relance du PLQ dans son rapport publié jeudi.
En matière de transport, les militants du PLQ proposent notamment dans une résolution-cadre de mettre fin à la multitude des titres de transport et cartes, au bénéfice de l'usager des transports en commun.
Si la résolution est adoptée, un Parti libéral au pouvoir mettrait donc en place «une plateforme de paiement unique pour accéder au transport en commun sur l'ensemble du territoire et des réseaux de transport», sans égard au mode de transport utilisé.
Par conséquent, la résolution prévoit aussi «un système de déplacement permettant l’utilisation d’une seule carte universelle de transport partout au Québec».
Cependant, il n'est pas question d'un seul tarif unique, puisque chaque société de transport régionale resterait responsable d'établir sa tarification propre.
Par ailleurs, les militants proposent également un programme de subvention à l'achat de vélos électriques comme il en existe en Europe.
Le PLQ débattra également de l'abolition de subventions de véhicules de transport en commun émettant des gaz à effet de serre, comme les autobus diesel actuels, au profit plutôt de subventions accordées pour l'achat d'autobus électriques.
Le parti suggère aussi de relancer le débat sur un TGV entre Québec et Toronto: il veut en effet mettre les pieds dans les platebandes du gouvernement fédéral pour soutenir une étude sur le TGV, en comparaison avec le train à grande fréquence (TGF) proposé actuellement par Ottawa.
Logement
Dans sa résolution-cadre à plusieurs volets sur le logement, le PLQ propose entre autres une politique d'indexation des loyers fondée sur les coûts d'améliorations locatives.
Cela contraste avec la formule de calcul d'augmentation de loyer du Tribunal administratif du logement, qui en tient compte actuellement, mais de façon atténuée et modulée grâce à l'amortissement, etc.
La politique mise au jeu par les militants correspondrait «aux réalités du marché et aux coûts des améliorations locatives effectuées par les propriétaires de logement privé».
Cependant, elle serait «implantée progressivement de façon à éviter des chocs tarifaires pour les locataires, tout en permettant aux propriétaires d’entretenir le parc immobilier locatif et ainsi de protéger la qualité de vie et la sécurité de leurs locataires», peut-on lire.
Enfin, le PLQ recommande l'adoption d'un projet de loi contre les «propriétaires abusifs».
Ainsi, ce texte législatif «viserait à sensibiliser, à prévenir et à lutter contre l’intimidation, le harcèlement et la discrimination par des propriétaires abusifs dans le but de restreindre la jouissance des lieux à un locataire de manière à obtenir que ce dernier quitte les lieux», peut-on lire.
Une vingtaine de résolutions émanant des instances régionales seront également débattues durant le week-end.
Rappelons que ce conseil général s'inscrit dans le processus de reconstruction du parti, décimé par les débâcles électorales de 2018 et 2022 et le départ de sa cheffe Dominique Anglade peu après.
Aux élections générales de l'an dernier, le PLQ est passé sous la barre des 600 000 voix, à 591 077 voix, un peu plus que le Parti conservateur d'Éric Duhaime (530 786), mais moins que Québec solidaire (634 535) et que le Parti québécois (600 708). Le parti a été laminé dans toutes les régions du Québec, sauf Montréal, Laval, la Montérégie et l'Outaouais.
Le parti est en déclin constant depuis 2018, mais demeure l'opposition officielle.
Patrice Bergeron, La Presse Canadienne