Pierre Poilievre traite Valérie Plante et Bruno Marchand de «maires incompétents»
Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2024
OTTAWA — Le chef conservateur Pierre Poilievre a qualifié jeudi le maire de Québec, Bruno Marchand, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, d'«incompétents».
Dans une publication diffusée sur le réseau social X, le politicien fédéral reproche au gouvernement de Justin Trudeau de verser «des milliards» à ces maires malgré ce qu'il décrit comme une «chute massive de la construction au Québec».
Il rappelle, par le fait même, sa promesse de faire fluctuer le financement fédéral alloué aux municipalités en fonction de leur efficacité à accroître l'offre en logements sur leurs territoires respectifs.
Le gouvernement de Justin Trudeau, avec son Fonds pour accélérer la construction de logements, compte forcer les municipalités à réduire la bureaucratie entourant la délivrance de permis de construction, par exemple. En d'autres mots, si les administrations municipales veulent obtenir leur part, elles doivent acquiescer à alléger leurs processus.
Les propos de M. Poilievre ont visiblement piqué au vif le maire Marchand, qui a accusé ce dernier de s'adonner à «de la petite politique».
«Le ''gros bon sens'' de Poilievre, c’est d’insulter les élus du Québec. Franchement. C’est non seulement du mépris envers les élus, mais envers tous ceux qui travaillent sur les dossiers d’habitation dans notre ville», a-t-il lancé par le biais de la plateforme X.
La mairesse Plante a reproché à M. Poilievre de ne pas «comprendre qu’au Québec, le financement fédéral en habitation ne passe PAS par les villes».
«Le ''gros bon sens'', c'est aussi de comprendre les mécanismes de financement propres à chaque province», a-t-elle déclaré, également sur X.
Au Québec, des dispositions législatives empêchent le fédéral de verser de l'argent directement aux villes, c'est-à-dire sans avoir conclu, au préalable, une entente avec le gouvernement provincial. Cela dit, les villes touchent tout de même des fonds fédéraux.
La Presse Canadienne