Peu de progrès dans les négociations à la Voie maritime, selon la partie patronale
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Il n'y a pas eu de progrès dans les dernières heures lors des discussions entre la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent et le syndicat Unifor, a déploré la partie patronale samedi après-midi, à quelques heures du déclenchement d'une grève.
Les syndiqués qui travaillent à la Voie maritime ont voté à 99 % en faveur d'un mandat de grève et ont donné leur préavis de 72 heures à l'employeur plus tôt cette semaine. Le débrayage doit être déclenché à 00 h 01 dimanche.
Ces 361 syndiqués travaillent à l'entretien, à la supervision, au service de génie et aux différentes opérations de navigation de la Voie maritime, qui s'étend du pont Jacques-Cartier, à Montréal, à Niagara, en Ontario, en passant par les écluses.
Les deux parties ont déjà fait savoir qu'en cas de grève, toute navigation dans cet axe serait interrompue. Environ 4000 navires circulent dans la Voie maritime chaque année, notamment des cargaisons de céréales, pour un total d'une valeur de 16,7 milliards $ en biens l'année dernière.
Le salaire est le principal point en litige.
Selon la partie patronale, le syndicat exige des augmentations salariales calquées sur les négociations dans l'industrie automobile. Elle fait toutefois valoir que la situation est différente à la Voie maritime, où les salaires n'accusent pas de retard sur l'inflation, comme c'est le cas chez les constructeurs automobiles, à son avis.
«Malgré les récentes augmentations de l'inflation, les travailleurs de la Voie maritime ont négocié au cours des 20 dernières années des salaires bien supérieurs à l'inflation et se retrouvent aujourd'hui avec près de 10 % d'avance sur l'inflation», a soutenu la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent dans un communiqué publié samedi.
De son côté, vendredi, Unifor avait indiqué être prêt à négocier «jusqu'à la toute dernière minute» avec l'employeur pour éviter la grève, mais avait tout de même noté que les deux parties étaient à «1000 milles nautiques l'une de l'autre en ce qui concerne les salaires».
Les pourparlers se sont amorcés les 19 et 20 juin avec l'aide d'un conciliateur. Les deux parties ont tenu des rencontres supplémentaires en septembre et ont repris les négociations le 17 octobre.
De son côté, le ministre fédéral des Transports, Pablo Rodriguez, a convié les deux parties à poursuivre les négociations afin d'éviter un arrêt de travail sur la Voie Maritime.
«Les médiateurs fédéraux soutiennent les négociations en cours entre la CGVMSL et UNIFOR. Les meilleurs accords sont conclus à la table des négociations. Nous devons rester concentrés sur le travail fait à la table de négociations», a-t-il déclaré sur X, anciennement Twitter.
La Presse Canadienne