Pétition réclamant le retrait de l'ONU: les libéraux attaquent les conservateurs
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Par La Presse Canadienne, 2024
OTTAWA — Le bureau du premier ministre Justin Trudeau dénonce une pétition parrainée par la députée conservatrice Leslyn Lewis demandant le «retrait rapide» du Canada au sein de l'Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que de ses «organes subsidiaires».
«Qu'est-ce que les conservateurs n'aiment pas de l’Organisation des Nations unies? Est-ce le travail qu'elle accomplit pour les enfants à travers le monde ou est-ce leurs programmes de soutien aux droits des femmes et aux droits de l'homme?», a lancé jeudi l'attaché de presse Mohammad Hussain dans une déclaration écrite.
Selon lui, l'opinion de Mme Lewis, qui s'était présentée à la chefferie du Parti conservateur, ne fait aucun doute. «Ne vous y trompez pas, lorsque quelqu'un publie une pétition, c'est parce qu'il ou elle est d'accord avec celle-ci.»
De plus, le bureau du premier ministre sous-entend que le chef de l'opposition officielle, Pierre Poilievre, loge à la même enseigne que sa députée puisqu'il ne compterait pas lui demander de supprimer une publication sur le réseau X dans laquelle elle fait la promotion de la pétition.
«Si Pierre Poilievre n'est pas d'accord avec le tweet de sa ministre du cabinet fantôme, il pourrait lui demander de le supprimer. Mais il ne le fera pas parce que c'est ainsi qu'il voit le monde. Il encourage les théories du complot, attaque l'ONU et l'Organisation mondiale de la santé», a-t-on soutenu.
Tant le bureau de Mme Lewis que celui de M. Poilievre n'avaient pas répondu, au moment d'écrire ces lignes, à la demande de commentaire de La Presse Canadienne.
La pétition parrainée par Mme Lewis sur le site web de la Chambre des communes rassemble plus de 67 000 signatures.
Le texte mentionne que «l’adhésion du Canada (à l')ONU et à ses organes subsidiaires, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a des conséquences négatives pour la population du Canada».
On affirme en outre que les objectifs de développement durable listés dans l'Agenda 2030 de l'ONU «sont mis en place de façon expéditive, à l’insu et sans le consentement de la population et de ses représentants élus».
La Presse Canadienne