Pensionnats pour Autochtones: les anciens élèves n'ont pas le pardon facile
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Par La Presse Canadienne, 2022
EDMONTON — La prochaine visite du pape suscite des sentiments ambivalents chez plusieurs Autochtones.
Certaines victimes du système des pensionnats pour enfants autochtones et d'autres ayant subi un traumatisme intergénérationnel sont prêts à pardonner à l'Église catholique.
Mais pas tous.
Pour eux, il est difficile de laisser s'évanouir leur colère. «Ils ont tué notre esprit», souligne l'un d'entre eux, Rod Alexis.
Fernie Marty, qui a étudié dans un pensionnat du nord-est de l'Alberta, est l'un de ceux qui ont prêt à pardonner. Il explique ne pas vouloir porter dans son cœur des sentiments de culpabilité, de honte, de ressentiment et de haine.
Pour le grand chef George Arcand fils, de la Confédération des Premières Nations du Traité no 6, le pardon est une étape importante vers la réconciliation. Toutefois, la justice et la guérison doivent être les prochaines étapes.
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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.
Fakiha Baig, La Presse Canadienne