Paul Bernardo doit être renvoyé dans une prison à sécurité maximale, selon Poilievre
Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Paul Bernardo, «l’un des monstres les plus diaboliques de l’histoire du Canada», doit être renvoyé dans une prison à sécurité maximale, plaide le chef conservateur Pierre Poilievre, qui ne digère pas le transfert du détenu vers un établissement carcéral à sécurité moyenne du Québec.
Flanqué d'amies d'une des victimes de Paul Bernardo, le chef conservateur a tenu un point de presse à Ottawa dimanche pour demander au gouvernement fédéral d'intervenir dans ce dossier pour forcer le Service correctionnel du Canada à retransférer l'homme de 58 ans vers une prison à sécurité maximale.
Selon M. Poilievre, le gouvernement «a le pouvoir» de forcer la main à la commissaire du Service correctionnel du Canada, Anne Kelly, pour qu'elle annule la décision qui a permis d'envoyer Paul Bernardo dans une prison à sécurité moyenne.
M. Poilievre estime que les familles des victimes sont confrontées à du «harcèlement» lorsqu'elles reçoivent des appels pour les informer que le tueur et violeur en série a été transféré dans une prison où il jouit de «davantage de libertés».
Paul Bernardo purge présentement une peine d’emprisonnement à perpétuité pour l'enlèvement, la torture et le meurtre de Kristen French, 15 ans, et de Leslie Mahaffy, 14 ans, au début des années 1990 en Ontario.
Il a également été reconnu coupable d'homicide involontaire coupable en lien avec la mort de Tammy Homolka, 15 ans, qui est décédée après avoir été droguée et agressée sexuellement. Il a aussi admis avoir agressé sexuellement 14 autres femmes.
Le détenu était jusqu'ici emprisonné à l'établissement à sécurité maximale de Millhaven, près de Kingston, en Ontario, mais il vient d'être transféré à l'établissement à sécurité moyenne de La Macaza, dans les Laurentides.
Le Service correctionnel du Canada a jusqu'ici refusé d'expliquer pourquoi Paul Bernardo a eu le droit à ce transfert, citant son obligation de protéger le droit à la vie privée des détenus. Il a toutefois déjà annoncé la tenue d’«un nouvel examen du cas de ce délinquant» à la suite du tollé créé par cette décision.
La Presse Canadienne