Pas d'obligation de rapatrier les Canadiens des camps en Syrie, dit une avocate
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Par La Presse Canadienne, 2022
OTTAWA — Une avocate du gouvernement a déclaré à une audience de la Cour fédérale que la Charte des droits et libertés n'obligeait pas Ottawa à rapatrier les Canadiens détenus dans des camps syriens.
Les membres de la famille de 23 Canadiens détenus demandent au tribunal d'ordonner au gouvernement d'organiser leur retour, affirmant que refuser de le faire viole la Charte.
L'avocate fédérale Anne Turley a soutenu à la cour mardi qu'il n'y avait aucune obligation de faciliter le rapatriement de ces Canadiens qui serait inscrite dans la Charte, la loi ou le droit international.
Une poignée de femmes et d'enfants sont revenus de la région au cours des dernières années, mais le Canada n'a pas, dans la plupart des cas, suivi le chemin d'autres pays qui ont réussi à rapatrier des citoyens.
Malgré cela, Affaires mondiales Canada a récemment déterminé que six femmes et 13 enfants inclus dans le dossier judiciaire correspondaient aux paramètres de son cadre politique pour fournir une aide extraordinaire, ce qui signifie que le Canada pourrait intervenir.
Les citoyens canadiens font partie de nombreux ressortissants étrangers dans les camps syriens dirigés par les forces kurdes qui ont repris à Daech (le groupe armé État islamique) la région déchirée par la guerre.
La Presse Canadienne