Ottawa injecte 100 M$ supplémentaires pour les demandeurs d'asile au Québec
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Par La Presse Canadienne, 2024
OTTAWA — Le gouvernement Trudeau injecte 100 millions $ supplémentaires destinés au Québec dans un programme visant à loger les demandeurs d'asile.
La somme fait partie d'une enveloppe de 362,4 millions $ pour le Programme d'aide au logement provisoire qui seront répartis dans l'ensemble du pays, ce qui signifie que le Québec recevra 27,6 % de la somme.
La somme est largement inférieure à ce que réclame la province sous forme d'un remboursement. Le premier ministre François Legault demandait il y a deux semaines qu'Ottawa écrive un chèque de 470 millions $ pour les coûts de l'accueil des demandeurs d'asile en 2021 et 2022, et qu'il fasse de même pour les années subséquentes.
M. Legault affirmait que le nombre de demandeurs d'asile arrivant au Québec est «excessif» et que la situation est devenue «insoutenable» si bien que la province est sur le point d'atteindre son «point de rupture».
De récentes données publiées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada confirmaient que le Québec a reçu 65 570 demandes d'asile en 2023, soit 45,5% de toutes celles reçues au pays.
Questionné à ce sujet, mercredi, le ministre de l'Immigration, Marc Miller, a plaidé que la proportion de la somme allant au Québec est supérieure à son poids démographique dans la fédération, qui est de 22,1%, et qu'«il y a d'autres sommes d'argent qui sont versées envers Québec, qui font l'envie d'autres provinces».
«Alors il y a d'autres ajustements à faire quand on fait ce calcul», a-t-il insisté.
En mêlée de presse, le chef du Bloc québécois , Yves-François Blanchet, a jugé que les fonds alloués n'ont «rien à voir» avec la demande et que le gouvernement fédéral se comporte «comme un mauvais payeur, pas fiable et indigne de confiance».
«Tu me dois 470 millions $, donne-moi 470 millions $. Je vais faire ce que je veux avec», a-t-il lancé.
Selon lui, les 100 millions $ versés iront au «logement social». C'est une «bonne nouvelle», a-t-il dit, ajoutant du même souffle que le ministre s'est trompé de «sujet». «Ce sont deux affaires distinctes, deux affaires différentes à ne pas confondre», a-t-il déclaré.
La Presse Canadienne