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Ottawa fermera les écoles douteuses si les provinces ne bougent pas, prévient Miller

durée 08h51
27 février 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

OTTAWA — Le ministre fédéral de l'Immigration assure qu'Ottawa est prêt à intervenir et à fermer les écoles douteuses qui abusent du programme pour étudiants étrangers si les provinces ne prennent pas leurs responsabilités. 

Marc Miller a indiqué mardi qu'il y a des problèmes dans le réseau universitaire, mais que certains des pires contrevenants sont des établissements privés – et qu'ils doivent disparaître.

Le ministre a soutenu que les provinces sont responsables de résoudre les problèmes dans le secteur de l'enseignement postsecondaire.

Mais il a ajouté que si les provinces ne le font pas, Ottawa le fera – bien qu'il y ait des «enjeux de compétence» quant à ce que le gouvernement fédéral peut faire en enseignement postsecondaire.

Une forte augmentation des inscriptions d'étudiants étrangers depuis quelques années a mené à un examen minutieux du programme fédéral pour les étudiants étrangers. Le gouvernement libéral a été amené à plafonner le nombre de nouveaux visas d'études pour les deux prochaines années.

Plus de 900 000 étudiants étrangers ont obtenu un visa pour étudier au Canada l'année dernière; c'est plus de trois fois plus qu'il y a 10 ans.

Les critiques ont remis en question l’augmentation spectaculaire des inscriptions d’étudiants étrangers dans des établissements postsecondaires «douteux». Certains soutiennent que ce programme pourrait être devenu une porte dérobée vers la résidence permanente au Canada.

Le ministre Miller a présenté comme une solution le projet de son gouvernement visant à reconnaître les établissements postsecondaires qui appliqueraient des normes plus élevées en matière de services, de soutien et de résultats pour les étudiants étrangers.

«Le modèle d'établissements reconnus que nous avons lancé à l'automne est toujours très pertinent pour cette discussion, car nous serons capables de séparer le bon grain de l'ivraie, a-t-il déclaré mardi. Et peut-être même — si les provinces n'assument pas leurs responsabilités — de fermer ces établissements s'ils ne font pas un assez bon travail.»

Nojoud Al Mallees, La Presse Canadienne