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«On n'a pas à décider ce que le Canada va se donner comme gouvernement», dit Blanchet

durée 07h32
25 janvier 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

SAGUENAY, Qc — La stratégie du Bloc québécois pour la prochaine campagne électorale sera loin d'un débat sur le parti qui devrait former le gouvernement, soutient le chef de la formation souverainiste, Yves-François Blanchet.

«On n'a pas à décider (…) ce que le Canada va se donner comme gouvernement», a dit M. Blanchet, jeudi, au terme de deux jours de retraite avec ses députés à Saguenay.

Selon lui, il s'agira plutôt de vendre l'idée aux électeurs du Québec qu'ils sont mieux servis par des députés bloquistes.

«On a à convaincre les Québécois que, qui qui soit au gouvernement au fédéral, nous on aura l'obligation pas seulement de protéger, mais de mettre l'avant et de faire des propositions dans le sens des intérêts du Québec», a-t-il ajouté.

Le chef bloquiste a précisé qu'il compte aussi rappeler à la population que «la manifestation ultime des intérêts du Québec, c'est de s'approprier tous les attributs de la souveraineté».

Depuis son arrivée au Royaume du Bleuet, M. Blanchet ne cache pas son ambition de ravir la circonscription de Chicoutimi—Le Fjord aux conservateurs, actuellement représentée aux Communes par le député Richard Martel.

Selon M. Blanchet, si les conservateurs forment le prochain gouvernement, pas plus de deux ministres seront issus du Québec et M. Martel pourrait se retrouver, s'il remporte son siège, sans portefeuille.

«Tu n'as aucun pouvoir décisionnel et ne fais pas de revendications publiques pour ton comté sans avoir la permission parce que tu vas te faire taper sur les doigts», a dit M. Blanchet.

Ce qu'il qualifie d'«espèce de fantasme» de devenir ministre n'existe pas dans les rangs bloquistes, qui n'aspirent pas à former le gouvernement et qui ne présentent des candidats que dans les circonscriptions fédérales du Québec.

Ainsi, le sort qui attend des députés d'arrière-ban au parti au pouvoir «ne peut pas arriver à un député du Bloc», croit le chef bloquiste.

«S'il y a un député du Bloc québécois dans Chicoutimi—Le Fjord, il va pouvoir faire comme Mario (Simard), puis comme Alexis (Brunelle-Duceppe) ici dans la région. Il va lever les dossiers, il va les amener au bout et, en général, il va les gagner», a fait valoir M. Blanchet en faisant référence au travail de ses députés des circonscriptions avoisinantes.

Les libéraux sont à la tête d'un gouvernement minoritaire, mais une entente conclue avec les néo-démocrates doit leur permettre, si tout va comme prévu, de garder le pouvoir jusqu'en 2025.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne