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Northvolt: les travaux ont débuté sans comprendre les impacts selon le CQDE

durée 07h10
24 janvier 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

MONTRÉAL — Selon le Centre québécois du droit de l’environnement, le ministère de l’Environnement a autorisé Northvolt à débuter les travaux sur le site de la future usine en Montérégie, sans connaître précisément l’impact sur la biodiversité, et sans que Northvolt présente un plan de compensation détaillé.

La Cour supérieure du Québec a commencé, mercredi, à se pencher sur les demandes d’injonctions provisoire et interlocutoire déposées par le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) et trois citoyennes.

En avant-midi, une avocate qui représente le CQDE a présenté au juge différents documents, dont un avis faunique préparé par une biologiste du gouvernement concernant le site de la future usine de batteries de Northvolt en Montérégie.

Jessica Leblanc, qui représente le CQDE, a expliqué que dans cet avis, la biologiste indique que l’information transmise par Northvolt concernant la faune vivant sur son site ne permet pas de faire une évaluation faunique éclairée.

Le CQDE fait donc valoir que le ministère de l’Environnement n’était pas en mesure, en raison d’un manque d’information, d’émettre une autorisation ministérielle à Northvolt, pour que celle-ci débute ces travaux.

Toujours selon le plaidoyer de l’avocate Jessica Leblanc, Northvolt a reçu l’autorisation de débuter des travaux sur le site, à la condition de proposer un plan de compensation pour pallier les impacts du projet sur la biodiversité, dans les 36 mois, suivant l’autorisation ministérielle.

Mais comme le ministère ne possédait pas suffisamment d’Information sur l’impact que les travaux auraient sur les espèces fauniques et leurs habitats, selon maître Leblanc, la décision du ministre de délivrer une autorisation était «déraisonnable».

Lors d'une pause en matinée, Marc Bishai, avocat au CQDE, a fait ce commentaire:

«On considère que de détruire maintenant et protéger plus tard sans avoir l'information suffisante pour s'assurer qu'on contrôle les impacts environnementaux, selon nous, c'est une décision qui est certainement questionnable.»

Les avocats représentant le gouvernement, et ceux qui représentent Norhtvolt, doivent prendre la parole en après-midi.

Des travaux d’abattage d’arbres ont commencé en début de semaine sur le site de la future usine à McMasterville et Saint-Basile-le-Grand, après que le ministère de l'Environnement eut autorisé, la semaine dernière, le début des travaux de construction de l'usine.

Ces travaux ont cependant été mis sur pause le temps que la Cour supérieure se penche sur les demandes d'injonctions provisoire et interlocutoire déposées par le Centre québécois du droit de l'environnement et les trois citoyennes.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne