Neige noire: le ministère de l’Environnement ouvre une enquête sur la Fonderie Horne
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Le ministère de l’Environnement a ouvert une enquête pénale sur la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda, en raison de particules de cuivre qui se sont échappées de la fonderie il y a quelques semaines.
Depuis le 7 mars dernier, Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne, effectue des «travaux de récupération» de poussière de cuivre dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda.
«Le ministère fait des inspections et exige que la récupération du concentré soit réalisée sur l'ensemble de la zone impactée et il effectue un suivi quotidien des travaux de récupération réalisés par Glencore. Ces travaux de récupération se poursuivent dans le quartier Notre-Dame, incluant les terrains résidentiels», a indiqué mercredi Sophie Gauthier, porte-parole régionale du ministère de l’Environnement.
Plusieurs citoyens avaient partagé, sur les réseaux sociaux, des photos de «neige noire» le 7 mars et dans les jours qui ont suivi.
Le 16 mars, La Presse Canadienne avait constaté que la neige, sur plusieurs terrains dans le quartier Notre-Dame, était saupoudrée de particules noires.
Toujours le 16 mars, la responsable des communications et relations avec la communauté de Glencore, Cindy Caouette, avait ainsi commenté la situation lors d’un point de presse devant la fonderie: «Dès qu’on a été avisé qu’il y avait un possible emportement éolien de concentré de cuivre, les équipes ont été envoyées sur le terrain constaté visuellement pour essayer de délimiter le secteur, des échantillons ont été pris et en ce moment on est en train de procéder à la collecte de la neige sur laquelle on retrouve de la poussière».
Mais le ministère a indiqué mercredi «qu’un manquement a été signifié à l’entreprise dans l'avis de non-conformité qui lui a été émis le 13 mars 2023 pour l’émission de ce contaminant en vertu de l’article 20 de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) et pour ne pas avoir récupéré la contamination».
Dans un échange de courriels avec La Presse Canadienne, la porte-parole du ministère a précisé qu’une enquête était ouverte «en vue d’une poursuite pénale en lien avec les événements du 7 mars dans le quartier Notre-Dame» et que «l’analyse du recours approprié est faite à partir de la directive sur le traitement des manquements».
Stéphane Blais, La Presse Canadienne