#MeToo doit être plus inclusif des femmes en situation de handicap, selon un groupe
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Par La Presse Canadienne, 2022
MONTRÉAL — Dans le cadre des cinq ans d’existence du mouvement de dénonciation mondial #MeToo, différents organismes communautaires se sont réunis samedi pour dénoncer le manque d’inclusivité et de ressources offertes aux victimes d’agressions sexuelles lors d’une conférence de presse à la Maison des femmes sourdes de Montréal.
La coordonnatrice adjointe de l’Institut National pour l’Équité, l’Égalité et l’Inclusion des personnes en situation de handicap (INÉÉI–PSH), Maude Massicotte, a témoigné de l’inaccessibilité du mouvement #MeToo pour les femmes en situation de handicap.
Bien que ces femmes soient deux à trois fois plus à risque de subir une agression sexuelle, elles demeurent absentes des statistiques québécoises sur les violences à caractère sexuel et n'ont pas accès à une éducation sexuelle adaptée, a expliqué Mme Massicotte.
L’événement médiatique visait également à reconnaître le travail acharné du regroupement «La voix des jeunes compte», un groupe de jeunes femmes racisées de 11 à 24 ans qui se mobilisent depuis plus de 5 ans contre les violences sexuelles dans les écoles du Québec.
Différents organismes, comme le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS), le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale et le Mouvement pour des écoles sans violences sexuelles (MESVS) étaient de la partie pour témoigner de l’inaction sociale et gouvernementale en lien avec cette problématique.
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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.
Élo Gauthier Lamothe, La Presse Canadienne