Marche pacifique à Longueuil pour rendre hommage au jeune Nooran Rezayi
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Par La Presse Canadienne, 2025
LONGUEUIL — Une marche regroupant plusieurs centaines de personnes a eu lieu samedi après-midi dans l'arrondissement de Saint-Hubert à Longueuil, pour rendre hommage au jeune Nooran Rezayi, tué lors d'une intervention policière le dimanche 21 septembre.
La marche s'est déroulée dans un silence absolu et aucun débordement n'a été à déplorer, bien que le Service de police de la Ville de Longueuil (SPAL), eût indiqué lors d'un point de presse quelques jours avant l'événement que «certains individus bien que peu nombreux pourraient chercher a provoquer des confrontations avec les policiers».
La marche a commencé sur les lieux où le jeune Nooran Rezayi a été tué, à l'intersection des rues Monaco et Joseph-Deignault, puis s'est terminée terrain de soccer du parc Marcel-Simard où les proches de l'adolescent ont pris la parole. De nombreuses personnes sont ensuite retournées à l'endroit où Nooran Rezayi pour se recueillir et y déposer des fleurs.
Les autorités et la famille de l'adolescent avaient demandé à ce que l'événement se déroule dans le calme alors qu'un jeune de 15 ans a été arrêté le 24 septembre pour avoir proféré des menaces envers un policier du SPAL en lien avec la mort de Nooran Rezayi. Le SPAL a indiqué dans un communiqué que le policier en question fait actuellement l'objet de mesures de protection. Une enquête est également en cours en lien avec d'autres infractions criminelles qui «pourraient avoir été commises en lien avec ces événements».
Une enquête, menée par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), est toujours en cours pour comprendre les circonstances de cet événement dans lequel Nooran Rezayi, âgé de 15 ans, est mort sous les balles de la police.
«Je souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances entourant cet événement, a déclaré dans un communiqué le directeur du SPAL, Patrick Bélanger. Je réitère que notre organisation collabore pleinement et entièrement à l’enquête du BEI.»
Quentin Dufranne, La Presse Canadienne