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Manifestation d'Ottawa de février dernier: résidants entendus en commission vendredi

durée 02h25
14 octobre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — La résidante d'Ottawa qui a demandé une injonction au tribunal pour empêcher les camionneurs de klaxonner continuellement pendant la manifestation du soi-disant convoi de la liberté en février sera parmi les premiers témoins à s’exprimer vendredi à l’enquête publique qui se penche sur l'utilisation par le gouvernement du Canada de la Loi sur les mesures d'urgence.

Zexi Li a lancé un recours collectif contre les organisateurs du convoi le 3 février et un tribunal ontarien lui a accordé une injonction quatre jours plus tard pour que cesse l’usage des klaxons.

Une semaine plus tard, le 14 février, le gouvernement libéral a invoqué la Loi sur les mesures d'urgence pour la première fois alors que des manifestants opposés aux mandats et aux blocages du vaccin COVID-19 bloquaient les passages frontaliers et occupaient les rues du centre-ville d'Ottawa. L’usage de cette loi a temporairement accordé à la police des pouvoirs extraordinaires et permis aux banques de geler des comptes ce qui, selon le gouvernement, était essentiel pour mettre fin aux manifestations.

La Commission d'urgence de l'ordre public examine l'effet des manifestations sur les résidents d'Ottawa ainsi que les communications entre les conseillers municipaux, la police et d'autres représentants du gouvernement.

Catherine McKenney, actuellement candidate à la mairie d'Ottawa, sera accompagnée de son collègue conseiller municipal Mathieu Fleury comme témoins vendredi. Tous deux représentaient des quartiers fortement touchés par le convoi.

M. Fleury a déclaré avoir fait l'objet de menaces, notamment lors d'un incident au cours duquel des personnes dans des camionnettes sont venues chez lui et lui ont poussé des cris. "En fin de compte, nous avons déménagé et signalé l'incident", a-t-il ajouté, signalant qu'il avait une jeune famille.

Le témoignage du directeur municipal d'Ottawa, Steve Kanellakos, devrait inclure des détails sur le rôle qu'il a joué pour tenter de négocier la fin des manifestations.

La Loi sur les mesures d'urgence exige qu'une enquête publique soit tenue pour examiner les circonstances entourant la décision d'y recourir. Les audiences publiques doivent se poursuivre jusqu'au 25 novembre.

Le premier ministre Justin Trudeau, sept ministres fédéraux et des organisateurs du convoi de la liberté devraient comparaître au cours des prochaines semaines.

Laura Osman, La Presse Canadienne