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Lewis Hamilton dénonce les «vieux discours» en F1, ceux qui attisent le racisme

durée 07h16
30 juin 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

SILVERSTONE, Royaume-Uni — Lewis Hamilton a déclaré jeudi que la Formule 1 devrait ignorer les «vieux discours» et rejeter le racisme, alors que la série reine du sport automobile tente de devenir plus inclusive. 

Hamilton, un septuple champion du monde de F1 qui est également le seul pilote noir de la série, a réagi aux commentaires formulés l'an dernier par le triple champion du monde Nelson Piquet, qui a utilisé un terme raciste pour décrire le pilote Mercedes. Ce terme a fait couler beaucoup d'encre cette semaine. 

L'ex-patron de la F1, Bernie Ecclestone, a défendu Piquet jeudi, en déclarant qu'il avait été surpris d'apprendre que Hamilton n'avait pas fait fi de cette remarque. De plus, Ecclestone a exprimé son soutien au président russe Vladimir Poutine ainsi qu'à l'invasion de l'Ukraine. 

«J'ignore pourquoi on continue d'offrir une tribune à ces vieux discours, parce qu'ils continuent d'entacher notre sport alors que nous tentons de prendre une direction complètement différente. Et ça n'est pas représentatif, je crois, de notre sport, aujourd'hui, et de ce que nous tentons d'accomplir», a évoqué Hamilton, sans mentionner les noms de Piquet ou Ecclestone. 

«Ces vieux discours sont, vous savez, qu'ils soient volontaires ou involontaires, opposés à ce que des personnes comme moi, par exemple, puissent pratiquer un sport comme celui-ci, et estiment que les femmes n'y ont pas leur place», a renchéri Hamilton. 

Et en se référant visiblement aux commentaires d'Ecclestone, Hamilton a ajouté: «Personne ne devrait faire fi de remarques racistes, et je ne devrais jamais me défiler».

Piquet a été banni jeudi du 'British Racing Drivers' Club, auquel appartient le circuit Silverstone où sera disputé le Grand Prix de Grande-Bretagne ce week-end. 

Par ailleurs, Ecclestone, qui a dirigé la F1 pendant des décennies avant de céder sa place en 2017, a aussi défendu l'invasion russe de l'Ukraine. L'homme âgé de 91 ans a notamment déclaré qu'il serait prêt «à prendre une balle» pour le président Poutine. 

«Les commentaires formulés par Bernie Ecclestone reflètent ses opinions et contrastent énormément avec (la) position et les valeurs modernes de notre sport», pouvait-on lire dans un communiqué de la F1. 

The Associated Press