Les psychologues du public veulent leur propre syndicat pour un meilleur salaire
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Par La Presse Canadienne, 2022
MONTRÉAL — Des psychologues et neuropsychologues se mobilisent pour réclamer un meilleur accès aux soins psychologiques dans le réseau public et de meilleures conditions de travail afin de freiner l'exode des professionnels vers le privé.
La Coalition des psychologues du réseau public québécois (CPRPQ) a prévu une manifestation dimanche après-midi au square Dorchester, à Montréal, pour faire entendre leurs demandes auprès du gouvernement.
Leur principale revendication est un changement à la législation afin de pouvoir créer un syndicat propre aux psychologues du réseau public.
Présentement, la voix de ceux et celles travaillant dans les services sociaux, en santé et en éducation est noyée parmi plus d'une centaine de corps d'emploi et répartie dans quatre syndicats, mentionne la présidente de la CPRPQ.
«On est les seuls à avoir un doctorat obligatoire, et donc, on commence à travailler vers l'âge de 30 ans. Ce n'est pas pris en considération du point de vue salarial. Nos intérêts et nos problématiques spécifiques ne peuvent pas être amenés à la table de négociations», explique la Dre Karine Gauthier.
La rémunération plus élevée représente la principale motivation des finissants à choisir le privé plutôt que le public, selon un sondage. Environ 75% des doctorants vont vers le privé, indique la Dre Gauthier.
D'ici 2023, il manquera près de 900 psychologues dans le secteur public, d'après la CPRPQ.
Ce manque d'effectifs a pour conséquence d'entrainer des délais importants avant une rencontre avec un psychologue dans le réseau public.
L'attente s'élève en moyenne de six mois à deux ans, mais souvent plus, déplore la Dre Gauthier.
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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne