Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les organismes opposés à l'abattage des cerfs de Longueuil sont en appel

durée 11h02
19 octobre 2022
La Presse Canadienne, 2022
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Le sort des cerfs de Longueuil est, du moins à court terme, entre les mains du juge Stephen Hamilton de la Cour d’appel du Québec, qui a dit espérer pouvoir rendre une décision vendredi ou dans les jours suivants.

Le magistrat a entendu mercredi la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) et l’organisme Sauvetage Animal Rescue, qui cherchent à bloquer l’abattage des cerfs de Virginie par la Ville de Longueuil, toujours prévu pour cet automne.

Le fond du dossier – à savoir si l’on doit abattre les cerfs du parc Michel-Chartrand ou tenter de les capturer et de les relocaliser – était toutefois loin des préoccupations des parties mercredi.

Le 4 octobre dernier, le juge Andres Garin, de la Cour supérieure, avait refusé à ces mêmes demandeurs d’émettre une ordonnance de sauvegarde pour empêcher Longueuil d’abattre la quasi-totalité des ruminants par une chasse contrôlée à l’arbalète. Aussitôt la décision rendue, la Ville annonçait qu’elle irait de l’avant avec son plan de réduction du cheptel. 

C’est un appel de cette décision de ne pas accorder l’ordonnance de sauvegarde que les deux organismes interjettent, tout en demandant au tribunal supérieur de délivrer lui-même une ordonnance de sauvegarde en attendant qu’il se prononce sur le fond. 

Le juge Hamilton n’a pas prononcé une telle ordonnance, pas plus qu’il a annoncé si la Cour d’appel acceptera d’entendre l’appel, mais il a obtenu des avocats de la Ville l’assurance qu’il n’y aura pas d’abattage des animaux d’ici à ce qu’il rende une décision.

Personne ne conteste le fait que le parc Michel-Chartrand souffre d’une surpopulation de cerfs, le cheptel ayant triplé depuis 2017 pour atteindre quelque 108 individus, alors que la capacité du parc n’est que de 10 à 15 de ces animaux. Les demandeurs, dans ce cas-ci, sont d’abord préoccupés par le bien-être des cerfs. La Ville de Longueuil, pour sa part, veut sauver le parc Michel-Chartrand, dont la flore est gravement menacée par le broutage, et en protéger la biodiversité. De nombreuses collisions avec des automobiles sont également rapportées de même que des dommages à la verdure des citoyens vivant en bordure du parc.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne