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Les fonctionnaires fédéraux devront travailler au bureau deux jours par semaine

durée 10h00
15 décembre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Les 336 000 fonctionnaires fédéraux devront revenir travailler au bureau au moins deux jours par semaine, a annoncé jeudi le gouvernement fédéral.

Plus précisément, Ottawa dit avoir choisi un «modèle hybride» où ses employés devront être avec leurs collègues «au moins deux ou trois jours par semaine, ou de 40 % à 60 % de leur horaire normal».

Ce modèle s'appliquera à toute l'administration publique centrale, mais Ottawa recommande «fortement» aux organismes distincts d'adopter une stratégie similaire.

«Le travail en personne favorise la collaboration, l’esprit d’équipe, l’innovation et une culture d’appartenance. Il aide les équipes à établir un lien de confiance et à apprendre les unes des autres», plaide le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada dans un document d'information.

Jusqu'à maintenant, les ministères prenaient leurs propres décisions concernant le télétravail et la formule «hybride» applicable — plusieurs optant d'ailleurs pour le télétravail.

La nouvelle directive entrera en vigueur le 16 janvier, mais les changements pourront se faire de façon «progressive» pourvu qu'ils soient complétés d'ici le 31 mars, précise Ottawa.

Le gouvernement a prévu une liste de situations qui permettront aux fonctionnaires d'être exemptés du travail en personne, notamment s'ils sont immunodéprimés, s'ils avaient une entente sur le télétravail avant le début de la pandémie ou s'il est démontré dans un «dossier d'analyse pertinent» qu'il y a une «augmentation mesurable» de leur efficacité lorsqu'ils ne sont pas au bureau.

Ottawa précise que des «exemptions exceptionnelles au cas par cas» qui seraient «d'une durée limitée ou plus longue» pourraient être accordées, par exemple dans les cas de maladie, pour un besoin opérationnel à court terme ou des circonstances atténuantes.

Cette annonce est bien mal reçue par l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), le plus gros syndicat qui représente les employés du gouvernement fédéral, qui a fait du télétravail l'une des principales revendications dans la présente négociation pour le renouvellement des conventions collectives.

Pas moins de 165 000 de ses membres, qui relèvent du Conseil du Trésor ou d'un organisme fédéral distinct, sont concernés par cette ronde de négociation qui a débuté il y a plusieurs mois.

En septembre, le gouvernement fédéral a revu à la hausse ses offres, avec des augmentations proposées de 1,5 % la première année, 3 % la deuxième année, 2 % la troisième année et 1,75 % la quatrième année.

Michel Saba, La Presse Canadienne