Les conseils scolaires de l'Ontario invités à démontrer plus de transparence
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Par La Presse Canadienne, 2023
TORONTO — Les conseils scolaires de l'Ontario seront tenus de rendre publics les détails de leurs séances de perfectionnement professionnel, entre autres indicateurs de rendement qu'ils devront divulguer, le tout en vertu d'une loi qui donne au ministre de l'Éducation un plus grand contrôle sur les conseils.
Les règlements nouvellement définis par la province prévoient que les conseils scolaires devront aussi rendre compte d'indicateurs de performance tels que les taux d'assiduité, le pourcentage d'élèves participant à un programme de compétences professionnelles et le taux d'élèves atteignant ou dépassant les normes provinciales des tests normalisés.
Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a déclaré que ce premier ensemble de règlements faisant partie de la loi récemment adoptée sur l'amélioration des écoles et des résultats des élèves aidera à «recentrer» les conseils sur la réussite scolaire et les compétences.
«Cela envoie un signal clair aux conseils scolaires de l'Ontario que nous avons écouté les priorités de nos parents en plaçant le bon sens au centre de notre système d'éducation», a écrit le ministre Lecce dans un communiqué.
«Pour améliorer la transparence des conseils scolaires, les plans des conseils scolaires seront comparés à des indicateurs de rendement à l'échelle du système», a-t-il ajouté.
En vertu du nouveau règlement, les conseils scolaires seront tenus d'afficher les détails des journées de formation sur leurs sites Web, en incluant le contenu, les présentateurs et les ressources partagées avec les éducateurs.
La présidente de l'Association des conseils scolaires de l'Ontario a indiqué que ces activités «n'ont jamais été un secret».
«Pour une raison quelconque, nous sommes actuellement dans une position où les gens remettent en question ce que nous faisons dans les conseils scolaires, et nous sommes heureux de vous le dire», a déclaré Cathy Abraham.
Les règlements provinciaux semblent simplement normaliser la façon dont les renseignements sont recueillis, a-t-elle dit, alors que plusieurs indicateurs ciblés par ceux-ci sont déjà disponibles.
Ce qu'il faut voir, dit-elle, c'est comment la province utilise l'information.
«Ce qui compte, c'est de fournir le soutien nécessaire pour s'améliorer dans les domaines où on constate un besoin d'amélioration», a nuancé Mme Abraham.
Le gouvernement a adopté sa loi sur l'amélioration des écoles et des résultats des élèves juste avant les vacances d'été, donnant au ministre Lecce des pouvoirs accrus pour définir les priorités réglementaires et la politique des conseils scolaires.
Le règlement comprend l'établissement de trois priorités provinciales en matière d'éducation : l'atteinte des résultats d'apprentissage dans les compétences académiques de base, la préparation des élèves à la réussite future et l'engagement et le bien-être des élèves.
Une note de service de M. Lecce et du sous-ministre de l'Éducation distribuée aux conseils scolaires vendredi note que «les besoins et perspectives locaux, y compris les besoins francophones et/ou catholiques», peuvent être pris en compte lors de l'élaboration de plans pour répondre à ces priorités.
Cette flexibilité est une condition importante à toute discussion sur les priorités provinciales, estime Mme Abraham.
«Ce qui se passe à Toronto n'est pas ce qui se passe à Thunder Bay, ce n'est pas ce qui se passe à Renfrew. Et nous devons avoir la flexibilité nécessaire pour refléter les besoins de notre communauté, ce qui est, après tout, l'avantage d'avoir des administrateurs élus localement», avance-t-elle.
Jordan Omstead, La Presse Canadienne