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Les chefs des nations francophones veulent plus de temps avant de ratifier un accord

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27 août 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

OTTAWA — La grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg espère qu'en raison d'un délai dans la traduction, les chefs des Premières Nations francophones du Canada auront plus de temps pour examiner l'accord historique de 47,8 milliards $ sur les services à l'enfance et à la famille avant de le ratifier.

Après des décennies de litiges, Ottawa et l'Assemblée des Premières Nations (APN) ont conclu une entente en juillet sur la façon de réformer le système de protection des enfants autochtones. Les tribunaux avaient finalement conclu que le Canada faisait preuve de discrimination envers les enfants autochtones dans les réserves.

L'entente de principe pour la réforme à long terme du Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations et du principe de Jordan a été conclue le 11 juillet dernier. Le texte de l'entente a été distribué en anglais le lendemain, mais une version en français n'a été publiée qu'un mois plus tard, le 12 août.

Certains chefs ont alors fait pression pour reporter le vote de ratification de l'entente, qui devait avoir lieu le mois prochain, car ils n'ont eu que quelques semaines pour examiner la version française du document.

La grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Savanna McGregor, a déclaré que les chefs du Québec et du Labrador avaient tenu à ce sujet une réunion d'urgence avec la ministre fédérale des Services aux Autochtones, Patty Hajdu, et la cheffe nationale de l'APN, Cindy Woodhouse Nepinak.

Ghislain Picard, chef régional de l'APN pour le Québec et le Labrador, souligne que le gouvernement fédéral avait l'obligation de veiller à ce que l'accord soit disponible dans les deux langues officielles.

La Presse Canadienne