Les banques alimentaires canadiennes font face à une demande accrue
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Par La Presse Canadienne, 2023
VANCOUVER — Les banques alimentaires canadiennes font face à une demande croissante dans l'ensemble du pays. Le patron de l'une d'entre elles prévient que la situation pourrait empirer rapidement.
Les hausses des prix de l'alimentation et du logement, combinés à des conditions précaires sur le marché de l'emploi, nourrissent cette forte demande qui oblige les banques alimentaires à vérifier l'état de leur inventaire. Plusieurs organisations entrent dans une période cruciale de financement.
Par exemple, au Québec, la demande pour l'aide alimentaire n'a connu aucune pause depuis plus d'un an, constate Martin Munger, directeur général de Les Banques alimentaires du Québec, un réseau de 32 organisations régionales qui assurent un approvisionnement en denrées nutritives à 1200 organismes communautaires.
«À cause de la hausse des prix des denrées, la demande continue d'augmenter», dit M. Munger.
Neil Hetherington, le pdg de Daily Bread, un organisme de Toronto qui appuie plus de 200 programmes, reconnaît qu'il «s'agit de la plus difficile période de l'Action de grâces qu'il a connue».
Avant la pandémie de COVID-19, l'organisme recevait mensuellement 65 000 clients, raconte-t-il. Le mois dernier, ce chiffre s'élevait à 275 000.
Même situation à Vancouver. Cynthia Boulter, la pdg de la Banque alimentaire du Grand Vancouver, juge que la demande actuelle est «sans précédent». Il y a cinq ans, son organisme venait en aide à, en moyenne, de 6000 à 7000 personnes chaque mois. Aujourd'hui, ce nombre a grimpé à 17 000.
Ashley Joannou et Thomas MacDonald, La Presse Canadienne