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Le travail de consultation du ministre LeBlanc sera conclu «rapidement», dit Trudeau

durée 09h25
14 juin 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Par La Presse Canadienne, 2023

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a indiqué mercredi que la planification et consultation faites par son ministre Dominic LeBlanc sur la suite des choses dans le dossier de l'ingérence étrangère, et possiblement une commission d'enquête, devraient se conclure «rapidement».

Questionné à savoir s'il donnait une échéance au ministre pour finir son travail afin qu'une décision soit prise, M. Trudeau a commencé sa réponse par un «oui».

«On s’attend à ce que ce soit fait rapidement. Je sais que les Canadiens sont préoccupés au niveau de l’ingérence étrangère», a-t-il aussitôt ajouté, en mêlée de presse à la base militaire de Bagotville, à Saguenay.

Son ministre des Affaires intergouvernementales, M. LeBlanc, répète depuis qu'il a tendu la main aux partis d'opposition, le week-end dernier, que «toutes les options» sont sur la table. Cela inclut la possibilité d'une enquête publique et indépendante réclamée à l'unisson par les conservateurs, néo-démocrates et bloquistes.

Depuis, le chef conservateur Pierre Poilievre a rencontré celui du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui a divulgué une correspondance envoyée à M. LeBlanc dans laquelle il mentionne, «à titre d'exemple», les noms de personnes ayant «l’envergure pour mener à bien» pareille commission, comme les anciennes juges Louise Arbour et Louise Otis.

Les suggestions de M. Blanchet ont été qualifiées mardi de «raisonnables» et «intéressantes» par MM. Trudeau et LeBlanc, mais le ministre n'a pas voulu dire, mercredi matin, quand il comptait s'être entretenu avec tous les leaders de partis d'opposition.

«Vous devez présumer que, (d’ici) la fin des quelques prochains jours, j’aurai parlé aux chefs des partis politiques, qu’il se peut que j’aie des appels (planifiés) moi-même aujourd’hui», a-t-il dit alors qu'il se rendait à la réunion hebdomadaire du caucus libéral.

Il a rappelé que son travail impliquait des discussions avec «des juristes, des juges à la retraite (et) des académiques qui ont de l’expérience dans ce domaine».

Appelé à dire s'il avait lui-même en tête une échéance, il a réitéré que, «dans un scénario parfait», plus de détails pourraient être donnés sur les étapes à venir «d'ici la fin de la semaine prochaine».

La Chambre des communes doit, à ce moment-là, ajourner ses travaux pour l'été. Le Bloc québécois demande que d'ici là, la commission d'enquête tant souhaitée soit mise en place et les néo-démocrates et conservateurs prônent aussi l'urgence.

M. LeBlanc a souligné mercredi que les discussions portent aussi sur les «termes de référence» ou mandat d'une possible enquête publique et que, même s'il y a entente sur un ou plusieurs commissaires pour présider le tout, le travail ne serait pas fini.

«Si ultimement, on arrive sur une personne ou des personnes, ce serait normal aussi de leur demander de participer dans l’élaboration des termes de référence, de l’échéancier. Alors on essaie de mettre tout ça ensemble sur une base cohérente», a-t-il conclu.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne