Le projet Trans Mountain pourrait ne pas être terminé dans les délais
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Par La Presse Canadienne, 2023
CALGARY — La société d'État à l'origine de l'agrandissement de l'oléoduc Trans Mountain craint de ne pas terminer le projet dans les délais, malgré les pressions internes et externes en ce sens, indiquent des documents obtenus par La Presse Canadienne.
Dans une lettre adressée à la Régie de l'énergie du Canada datée du 28 août, une Première Nation de la Colombie-Britannique détaille une réunion avec les dirigeants de Trans Mountain qui révèle l'étendue de la pression sur les délais à laquelle la société est confrontée.
La nation Stk'emlupsemc te Secwepemc s'oppose à la récente demande d'approbation de Trans Mountain visant à modifier le tracé de l'oléoduc et la méthode de construction à travers son territoire traditionnel.
Or, selon des propos qu'aurait tenus en juillet la présidente-directrice générale de Trans Mountain Dawn Farrell, la société a besoin que le pipeline soit en service d'ici le 1er janvier 2024 et le respect de cette date limite est compromis si elle utilise le tracé et la méthode de construction initialement proposés.
Selon les documents, Mme Farrell affirme que Trans Mountain est obligé de respecter la date de démarrage du pipeline prévue par son conseil d'administration et par les expéditeurs de pétrole.
Le pipeline appartient au gouvernement fédéral, qui l'a acheté en 2018 après que l'ancien propriétaire, Kinder Morgan Canada, eut menacé d'abandonner le projet d'agrandissement prévu face à l'opposition des environnementalistes et aux retards réglementaires.
La Presse Canadienne