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Le NPD n'appuiera pas une loi spéciale de retour au travail dans les chemins de fer

durée 08h34
22 août 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

OTTAWA — Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a prévenu jeudi que son parti n'appuierait pas une loi de retour au travail ni une quelconque «ingérence» dans le processus de négociation, alors que les deux plus grandes compagnies ferroviaires du Canada ont mis leurs employés en lock-out jeudi.

La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) et le Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) ont mis en lock-out 9300 conducteurs de locomotive, mécaniciens et employés des gares de triage après que les deux parties n'ont pas réussi à s'entendre sur un nouveau contrat de travail avant la date butoir de minuit une jeudi.

Dans un communiqué, M. Singh critique les entreprises pour avoir mis leurs employés en lock-out et il estime qu'elles devraient négocier avec Teamsters Canada.

Un porte-parole du ministre du Travail a déclaré que Steven MacKinnon était en réunion toute la journée jeudi et qu'il suivait la situation de près.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau avait promulgué une loi de retour au travail pour la dernière fois en 2021, pour forcer les débardeurs du port de Montréal à mettre fin à leur grève.

Les associations de chefs d'entreprises ont exhorté plus tôt cette semaine le gouvernement fédéral à intervenir avec un arbitrage exécutoire ou une loi de retour au travail, en avertissant qu'une paralysie du transport ferroviaire aurait d'énormes conséquences économiques.

M. Singh croit plutôt que les deux transporteurs «devraient encore être en train de négocier avec Teamsters Canada».

«Au lieu de cela, ces grandes entreprises ont choisi de mettre en lock-out 9300 travailleurs, alors que des milliers de familles et des pans entiers de l'économie canadienne dépendent de ces trains», écrit M. Singh.

«Pourquoi? Parce que des entreprises géantes comme le CN et le CPKC s'attendent à ce que les libéraux fassent ce qu'ils font habituellement: intervenir pour aider l'entreprise et nuire aux travailleurs avec l'arbitrage obligatoire ou une loi de retour au travail», estime le chef néo-démocrate.

«En créant ce précédent anti-travailleurs à plusieurs reprises, Justin Trudeau a envoyé un message clair aux PDG: il récompensera les grandes entreprises qui refusent de négocier de bonne foi en leur servant leurs travailleurs sur un plateau d'argent.»

La Presse Canadienne