Le N.-B. révise ses directives aux écoles pour les élèves trans ou non binaires
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Par La Presse Canadienne, 2023
FREDERICTON — Les élèves du Nouveau-Brunswick de moins de 16 ans qui s'identifient comme trans ou non binaires ne pourront pas changer officiellement de prénom ou de pronom dans leur école sans le consentement de leurs parents.
Le ministre de l'Éducation, Bill Hogan, en a fait l'annonce jeudi alors qu'il dévoilait la réforme très attendue de son gouvernement à la politique provinciale sur l'orientation sexuelle dans les écoles, connue sous le nom de «Politique 713».
Cette directive, mise en œuvre en 2020, établit des normes minimales pour les écoles afin d'assurer un environnement sécuritaire, accueillant et inclusif pour les élèves LGBTQ+.
La nouvelle politique stipule que le prénom et les pronoms non genrés qu'un élève de 16 ans et plus aurait choisis seront utilisés de manière cohérente par l'école, à sa demande.
Les plus jeunes devront d'abord en parler à leurs parents. S'ils n'autorisent pas l'école à parler aux parents, ces élèves seront réorientés vers «un membre du personnel scolaire approprié», comme un psychologue, pour développer un plan afin d'avoir cette conversation avec leurs parents.
Le ministre Hogan a par ailleurs indiqué que la politique garantira également que des vestiaires et des toilettes privés et universels seront disponibles dans toutes les écoles de la province.
Le ministre soutient que ces changements, qui entrent en vigueur le 1er juillet, sont le produit de consultations avec «des centaines» de parents, de familles, d'élèves, d'enseignants et de groupes de défense des enfants, «ainsi qu’en fonction des commentaires écrits par des centaines de personnes et de groupes».
«Comme nous le disons depuis le début, cette révision avait pour but d’assurer la clarté de la politique et l’uniformité de son application, tout en respectant les droits de la personne, en protégeant la sécurité de tous les élèves et en tenant compte des droits des parents», a indiqué le ministre Hogan dans un communiqué.
La décision du gouvernement progressiste-conservateur de revoir la «politique 713» a fait l'objet d'un examen minutieux. L'ancien ministre de l'Éducation Dominic Cardy avait accusé le premier ministre Blaine Higgs de vouloir sabrer l'éducation à la sexualité dans les écoles.
La Presse Canadienne