Le gouvernement du Québec est ouvert à délocaliser le centre de jour montréalais
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Par La Presse Canadienne, 2024
QUÉBEC — Le gouvernement du Québec affirme vouloir répondre aux demandes de Montréalais qui se disent exaspérés par un projet de logements sociaux dans le Sud-Ouest de la métropole qui s'adresse aux personnes sans abri vivant avec la toxicomanie ou la maladie mentale.
Après avoir défendu le projet pendant des mois, les élus municipaux de Montréal demandent maintenant au gouvernement de délocaliser les services du centre de jour de la Maison Benoît Labre, qui se trouve tout près d'une école primaire dans le quartier Saint-Henri.
La Maison Benoît Labre, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, comprend 36 studios pour des personnes qui étaient sans abri. Elle comprend aussi un centre de jour pour les personnes itinérantes, avec un site de consommation de drogue supervisée.
Des parents et des résidents du quartier s'étaient opposés au centre avant même son ouverture plus tôt cette année. Depuis que la Maison Benoît Labre a ouvert ses portes, ils disent avoir été témoins de consommation de drogue en plein air et de comportements agressifs, y compris devant des enfants.
Chantal Rouleau, ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, a déclaré aux journalistes à Québec mercredi que son gouvernement était en pourparlers avec la Ville pour déménager ailleurs les services de jour. Mais Mme Rouleau, aussi députée montréalaise, souligne que les ressources pour les personnes vulnérables devront bien être offertes quelque part.
Les critiques — y compris celles du chef conservateur fédéral, Pierre Poilievre — ont cité la Maison Benoît Labre comme un exemple d'élus trop tolérants à l'égard de comportements criminels, affirmant que la mairesse Valérie Plante obligeait les enfants à partager l'espace public avec des consommateurs de crack.
La direction de la Maison Benoît Labre soutient que la solution n'est pas de déménager les services de jour du centre, mais plutôt d'ajouter plus de ressources communautaires afin d'«alléger la pression» dans ce secteur.
La Presse Canadienne