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Le Centre culturel islamique de Québec presse pour l'adoption du projet de loi C-21

durée 08h30
20 octobre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Le porte-parole de la mosquée de Québec, Boufeldja Benabdallah, implore les élus fédéraux d'adopter le projet de loi C-21 sur le contrôle des armes à feu et presse Ottawa d'y joindre une définition «globale et permanente des armes prohibées» de type militaire.

«Nous n’avons pas besoin des armes de guerre», a-t-il dit jeudi devant le comité de sécurité publique de la Chambre des communes, rappelant la tuerie du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) dont il est membre qui a fait six morts et cinq blessés en 2017.

Le CCIQ souhaite que la définition permette d'englober toutes les armes semi-automatiques de type militaire «qui ne sont pas raisonnablement utilisées pour la chasse», a expliqué M. Benabdallah.

«Amendez le projet de loi comme promis par le ministre», a-t-il lancé en faisant référence à Marco Mendicino, qui a le portefeuille de la Sécurité publique.

Le projet de loi C-21, déposé en mai dernier par le gouvernement de Justin Trudeau,  vise à imposer un gel national sur l'achat, la vente, le transfert et l'importation des armes de poing. L'interdiction d'importation est déjà en vigueur depuis août.

Le projet de loi C-21, qui prévoit aussi le retrait de permis d'armes à feu à des personnes qui commettent des actes de violence conjugale, inclut des exemptions pour certains tireurs sportifs de haut niveau.

Des groupes représentant des tireurs sportifs réclament en élargissement de la portée de ces exemptions, mais un regroupement de familles de victimes de violences par arme à feu a plutôt réclamé un resserrement, jeudi, en témoignant au comité de la sécurité publique.

«(Je crois que) ces exemptions sont bien intentionnées, mais pourraient nuire à l'objectif de geler et de réduire le nombre d'armes de poing au pays», a soutenu Ken Price, membre de l'organisation Danforth Families for Safe Communities.

Un autre témoin entendu jeudi, le fondateur du mouvement One by One, Marcell Wilson, a plutôt critiqué le projet de loi C-21. À son avis, le gel proposé ne préviendra pas des incidents par armes à feu comme un qu'il a raconté aux élus avoir subi dans sa jeunesse.

«Je dis fermement que cela ne (changerait rien) parce que je suis certain qu'il n'a pas utilisé une arme à feu légale pour nous tirer dessus ce jour-là», a-t-il dit au sujet du tireur.

M. Wilson s'est aussi présenté comme étant un ancien membre de gang de rue et a affirmé n'avoir jamais vu des criminels se procurer une arme légalement.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne