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Le Canada soutient des frappes aériennes contre les Houthis au Yémen

durée 19h12
11 janvier 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

OTTAWA — Les forces américaines et britanniques, avec le soutien du Canada et d'autres alliés, ont attaqué jeudi plus d'une dizaine de sites utilisés par les Houthis, soutenus par l'Iran, au Yémen. 

Selon le président des États-Unis, Joe Biden, ces frappes visent à démontrer que les alliés ne toléreront pas les attaques du groupe contre les navires en mer Rouge. 

L'opération menée par les États-Unis dans la région a été lancée en réponse à une campagne d'attaques de drones et de missiles menée par les Houthis contre des navires commerciaux, qui a débuté après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. 

Les forces armées canadiennes ont déployé trois officiers d'état-major pour participer à l'opération Prosperity Guardian en décembre. 

Jeudi était la première action militaire entreprise par la coalition, qui, selon M. Biden, est intervenue après des tentatives de négociations diplomatiques.

Elle intervient également une semaine après que la Maison-Blanche et les pays partenaires ont averti les Houthis qu'ils devaient mettre fin à leurs attaques sous peine d'une éventuelle action militaire.

Dans une déclaration, le premier ministre britannique Rishi Sunak a indiqué que la Royal Air Force avait mené des frappes ciblées contre des installations militaires utilisées par les Houthis. Le ministère de la Défense a indiqué que quatre avions de chasse basés à Chypre avaient participé à ces frappes.

En réponse aux questions posées fin décembre sur la contribution du Canada à l'opération en mer Rouge, des responsables canadiens ont déclaré que les États-Unis avaient demandé à leurs alliés de leur fournir des navires, des avions et du personnel opérationnel.

«Dans l'immédiat, le Canada a décidé de fournir trois officiers d'état-major; toutefois, les Forces armées canadiennes continuent de surveiller la situation et d'examiner les possibilités de soutenir (l'opération) à plus long terme», a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense nationale dans un courriel datant du 22 décembre. 

Les gouvernements de l'Australie, de Bahreïn, du Canada, du Danemark, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande et de la Corée du Sud se sont joints aux États-Unis et au Royaume-Uni pour publier une déclaration mercredi. Ils soutenaient que si l'objectif est de désamorcer les tensions et de rétablir la stabilité en mer Rouge, les alliés n'hésiteront pas à défendre les vies et à protéger le commerce dans cette voie d'eau essentielle.

En début de semaine, les rebelles houthis ont procédé à leur plus important tir de barrage de drones et de missiles visant la navigation en mer Rouge. Les navires américains et britanniques ainsi que les avions de chasse américains ont abattu 18 drones, deux missiles de croisière et un missile antinavire. Jeudi, les Houthis ont tiré un missile balistique antinavire dans le golfe d'Aden, qui a été vu par un navire commercial, mais ne l'a pas touché.

Les rebelles, qui ont mené 27 attaques impliquant des dizaines de drones et de missiles depuis le 19 novembre, avaient prévenu que toute attaque des forces américaines sur leurs sites au Yémen déclencherait une riposte militaire féroce.

Un haut responsable houthi, Ali al-Qahoum, a juré qu'il y aurait des représailles. «La bataille sera plus importante (...) et dépassera l'imagination et les attentes des Américains et des Britanniques», a-t-il déclaré dans un message publié sur le réseau social X.

Les Houthis n'ont pas immédiatement fourni d'informations sur les dommages ou les victimes.

Un haut responsable de l'administration a déclaré que les États-Unis s'attendaient à ce que les frappes dégradent les capacités des Houthis, mais que «nous ne serions pas surpris d'assister à une sorte de riposte». Les États-Unis ont utilisé des avions de guerre basés sur le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower et des chasseurs de l'armée de l'air, tandis que des missiles Tomahawk ont été tirés à partir de destroyers et d'un sous-marin de la marine.

Les Houthis ont déclaré que leurs attaques visaient à stopper la guerre menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza. Leurs cibles ont de moins en moins de liens avec Israël et mettent en péril une route commerciale cruciale reliant l'Asie et le Moyen-Orient à l'Europe.

Environ 12 % du commerce mondial passe généralement par cette voie d'eau qui sépare l'Afrique de la péninsule arabique, notamment le pétrole, le gaz naturel, les céréales et tout ce qui va des jouets à l'électronique.

— Avec les informations de l'Associated Press

La Presse Canadienne