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Le Bloc soumet des noms pour le poste de commissaire d’enquête sur l’ingérence

durée 02h33
13 juin 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Par La Presse Canadienne, 2023

OTTAWA — Louise Arbour, Louise Otis, Irwin Cutler et Guy St-Jacques sont parmi les noms suggérés par le chef bloquiste Yves-François Blanchet pour occuper le poste de commissaire d’enquête publique et indépendante sur l’ingérence étrangère. 

M. Blanchet y est allé de ces propositions dans un courriel adressé au premier ministre Justin Trudeau lundi soir, et dont La Presse Canadienne a obtenu copie. 

Il soutient également l’importance que le Parlement se penche sur la mise en place de cette commission d’enquête d’ici la fin de session, soit dans 11 jours. 

Selon lui, il est nécessaire de procéder rapidement, de «telle sorte que le processus électoral soit protégé dès le prochain scrutin fédéral». 

Parmi les «personnes qui auraient l’envergure pour mener à bien une telle démarche», la juge Louise Arbour lui apparaît être une personnalité de premier plan «en raison de ses états de service exemplaires et de ses expériences antérieures d’une haute pertinence». C’est pour les mêmes raisons qu’il soumet le nom de la juge Louise Otis, qui préside le tribunal administratif de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Il cite également l’ancien ministre de la Justice, Irwin Cutler, et l’ancien ambassadeur du Canada en Chine, Guy St-Jacques. 

M. Blanchet conseille de nommer des commissaires adjoints, «dans une perspective d’un mandat relativement diversifié en termes de démocratie, de relations internationales et de sécurité». Il suggère que l’ancien directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, pourrait occuper un de ces postes.

Le chef bloquiste ajoute qu’il considérera les «des candidatures de haut niveau» émanant de tous les partis. 

Samedi, le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a tendu la main aux partis d’opposition afin de planifier la suite des choses dans le dossier de l’ingérence de la Chine et d’autres pays au Canada.

La veille, le rapporteur spécial sur l’ingérence David Johnston avait annoncé sa démission, citant le climat «hautement partisan» autour de sa nomination et de son travail qui l’a empêché, à son avis, de redonner confiance aux Canadiens envers leurs institutions démocratiques.

Maintenant que le rapporteur spécial va quitter ses fonctions, «toutes les options sont possibles», selon le gouvernement, que ce soit le déclenchement d’une enquête publique ou la nomination d’une personne qui prendra le flambeau directement là où M. Johnston va le laisser à son départ.

«Si, ultimement, une enquête publique faite de la bonne façon et dirigée par la personne idéale est possible, nous serons tout à fait ouverts aux suggestions», a affirmé M. LeBlanc samedi.

Le chef conservateur Pierre Poilievre s’est dit prêt dimanche à travailler avec ses homologues du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Bloc québécois dans ce dossier. 

Au NPD, le chef Jagmeet Singh a indiqué lundi que les chefs des oppositions ne s’étaient pas encore rencontrés pour discuter de l’éventuel mandat.

La Presse Canadienne