La sous-ministre Dominique Savoie promue secrétaire générale du Conseil exécutif
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Par La Presse Canadienne, 2023
QUÉBEC — Autrefois critiquée par la Coalition avenir Québec (CAQ), la sous-ministre Dominique Savoie accède au prestigieux poste de secrétaire générale et greffière du Conseil exécutif.
Sa nomination a été entérinée par le Conseil des ministres, mercredi, ce qui fait d'elle la première femme à prendre la tête de la haute fonction publique du Québec.
Mme Savoie était depuis 2020 le bras droit du ministre de la Santé, Christian Dubé. Ce dernier a souvent vanté les qualités de leadership de sa sous-ministre.
Pourtant, la CAQ n'a pas toujours couvert la haute fonctionnaire d'éloges.
En 2016, alors dans l'opposition, le parti de François Legault avait accusé Mme Savoie d'avoir instauré au ministère des Transports un «véritable climat de terreur et d'intimidation».
Le porte-parole de la CAQ pour le Conseil du Trésor, Éric Caire, exigeait alors son congédiement. Deux ans plus tard, la CAQ qualifiait toujours Mme Savoie de «mauvaise administratrice».
Dans un spectaculaire revirement de situation, le gouvernement caquiste était allé la chercher en 2020, en pleine pandémie, pour la nommer sous-ministre en titre à la Santé.
Elle a épaulé M. Dubé dans l'élaboration de son Plan santé, déposé au printemps 2022.
Dominique Savoie est aujourd'hui promue secrétaire générale du Conseil exécutif. Elle succède à Yves Ouellet, qui devient président-directeur général de l'Autorité des marchés financiers.
Rappelons que le secrétaire général est le premier fonctionnaire de l'État et, à ce titre, il est le supérieur hiérarchique de tous les sous-ministres du gouvernement.
Sur son site web, l'École nationale d'administration publique consacre d'ailleurs une page à Mme Savoie, soulignant qu'on la compte parmi «les 25 femmes les plus influentes de la Ville de Québec».
«Communicatrice hors pair, Mme Savoie fait preuve de franchise, d'authenticité et possède un excellent sens de l’humour», peut-on lire.
«Tout en défendant ses convictions, elle fait montre d'écoute dans ses relations professionnelles en plus d'avoir une capacité à reconnaître la valeur de ses collaborateurs, et ce, sans égard à leur fonction.»
Caroline Plante, La Presse Canadienne