La santé publique rapporte de nouveaux cas de mpox diagnostiqués à Montréal
Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Un mois presque jour pour jour après que le ministère de la Santé et des Services sociaux eut officiellement annoncé la fin de l'éclosion de mpox au Québec, de nouveaux cas ont fait leur apparition à Montréal, rapporte la santé publique.
Dans une mise à jour de son «appel à la vigilance», la direction régionale de santé publique de Montréal révèle qu'«après plusieurs mois sans déclaration de nouveaux cas» dans la métropole, deux cas confirmés par laboratoire ont été signalés depuis le 17 mars dernier.
Cette maladie infectieuse, que l'on connaissait précédemment sous le nom de variole simienne, affecte de manière disproportionnée les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Les deux cas signalés récemment seraient liés à des hommes ayant voyagé dans des pays où la transmission locale est bien documentée.
À ce sujet, si l'épidémie était considérée comme étant terminée à Montréal et au Québec, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) maintient qu'il s'agit d'une «urgence de santé publique de portée internationale».
Selon les informations transmises par la santé publique de Montréal, les deux personnes récemment infectées avaient reçu au moins une dose du vaccin préventif Imvamune qui réduit les risques de contracter la maladie et de développer de graves complications.
Le virus se transmet par un contact direct de la peau ou des muqueuses avec les lésions d'une personne infectée ou ses liquides biologiques. Il peut aussi se transmettre par des gouttelettes respiratoires lors d'un contact étroit prolongé.
Les principaux symptômes sont d'abord de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue, des frissons, des courbatures et une inflammation des ganglions. Par la suite, on voit l'apparition d‘éruptions cutanées au visage et ailleurs sur le corps. Ces éruptions cutanées peuvent s'avérer très douloureuses, prévient-on.
Plus de 500 cas
Entre mai et octobre 2022, ce sont 400 cas probables et confirmés de mpox qui ont été diagnostiqués à Montréal. Dans l'ensemble du Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux a dénombré 526 cas probables ou confirmés en lien avec cette éclosion.
Une campagne de vaccination rapidement déployée par la santé publique de Montréal, à l'été 2022, a permis de ralentir la propagation de la mpox.
On estime que 54 % de la population à risque sur le territoire de Montréal a reçu une première dose du vaccin alors que 24 % a reçu une deuxième dose.
La santé publique lance un appel à la vigilance chez les professionnels de la santé afin de repérer d'autres cas et de faire la promotion du vaccin préventif auprès du public cible.
–
Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.
Ugo Giguère, La Presse Canadienne