La première ministre Smith limite les questions des médias pour plus de réponses
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Par La Presse Canadienne, 2023
EDMONTON — La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, affirme qu'il ne fait aucun doute qu'elle accueille favorablement les questions des médias, mais qu'elle impose des limites à ces questions afin de fournir davantage de réponses.
Mme Smith a formulé ces commentaires lors de son émission de radio diffusée sur Corus, un jour après avoir annoncé sa nouvelle politique à l'égard des médias, alors que son parti, le Parti conservateur uni, se prépare à une campagne électorale au mois de mai.
Mme Smith précise qu'elle autorisera toujours les journalistes à poser une question, mais qu'elle n'autorisera pas les questions de suivi traditionnelles.
Ces questions de suivi sont considérées comme essentielles pour permettre aux journalistes de clarifier la première réponse si nécessaire et pour demander des comptes aux politiciens qui ne répondent pas à la première question, mais qui se contentent d'énoncer des points de discussion qui n'ont qu'un rapport avec la question.
Cependant, Mme Smith affirme que les médias s'intéresseront de plus en plus aux élections albertaines, qui doivent être déclenchées le 1er mai, et elle veut s'assurer que le plus grand nombre possible de journalistes puisse poser des questions
La cheffe de I'opposition, la néo-démocrate Rachel Notley, a promis de répondre à autant de questions que possible, y compris les questions de suivi, ajoutant que si Mme Smith ne veut pas répondre aux questions, elle ne devrait pas être première ministre.
En plus de limiter les questions, Mme Smith a également annoncé cette semaine qu'elle ne ferait aucun commentaire sur l'enquête en cours menée par la commissaire à l'éthique de la province.
Le cabinet de Mme Smith a déclaré que la commissaire à l'éthique Marguerite Trussler tente de déterminer si Mme Smith s'est ingérée dans le fonctionnement de la justice en s'entretenant avec l'accusé au sujet de son affaire avant son procès criminel.
Dans cet appel, on entend Mme Smith proposer de faire des recherches au nom de l'accusé tout en lui disant que les accusations portées contre lui étaient motivées par des considérations politiques, ajoutant qu'elle partage ses préoccupations sur la façon dont les procureurs de la Couronne mènent les affaires liées aux mesures COVID-19.
La Presse Canadienne