La police d'Halifax a tardé à récupérer les vêtements d'une présumée victime de viol
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Par La Presse Canadienne, 2023
HALIFAX — Un superviseur de la police d'Halifax a déclaré mercredi qu'il avait été étonné d'apprendre d'une victime présumée d'agression sexuelle que 10 jours après son examen physique, ses vêtements n'avaient toujours pas été récupérés comme élément de preuve matérielle.
Le sergent Stephen McCormack a témoigné mercredi devant la Commission de révision de la police de la Nouvelle-Écosse. Carrie Low allègue que la police d'Halifax a mal géré sa plainte pour agressions sexuelles en 2018.
À l'époque, Mme Low avait indiqué à la police qu'elle avait été enlevée et violée dans la nuit du 18 mai 2018. Elle a raconté dans son témoignage à la commission que le lendemain, l'agent Bojan Novakovic l'avait interrogée, à l'hôpital, puis l'avait renvoyée chez elle en lui disant que ses vêtements seraient récupérés ce soir-là.
Or, le sergent McCormack a déclaré à l'audience mercredi qu'il a été «un peu étonné» lorsque Mme Low l'a appelé 10 jours plus tard pour lui dire que ses vêtements n'avaient toujours pas été récupérés par la police.
La commission d'examen a appris lors de ces audiences que des preuves ADN peuvent se dégrader si elles ne sont pas réfrigérées, et qu'elles peuvent se dénaturer si elles ne sont pas placées en lieu sûr pendant plusieurs jours.
Les éléments de preuve ont finalement été analysés et l'ADN retrouvé était lié à Alexander Thomas, qui a été accusé d'agression sexuelle en 2020. Thomas est toutefois mort avant la tenue de son procès, dans ce que la police a décrit comme un homicide, sans rapport avec l'affaire Low.
La Presse Canadienne