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La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, se rendra en Afrique cette semaine

durée 04h51
19 août 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

OTTAWA — La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, se rend en Afrique alors que son gouvernement élabore un plan qui a souvent été repoussé sur la façon de collaborer avec le continent.

Mme Joly se rendra lundi en Côte d'Ivoire avant de passer deux jours en Afrique du Sud à partir de mercredi.

Son bureau indique que le voyage en Côte d'Ivoire vise à explorer les priorités communes en matière de lutte contre le terrorisme et à affirmer les liens du Canada avec les pays anglophones et francophones.

Les réunions en Afrique du Sud permettront à Mme Joly de discuter du partenariat économique entre les deux pays et de marquer les 30 ans de la fin de l'apartheid.

Le voyage survient quelques jours seulement après que les libéraux ont lancé des consultations sur leur approche en matière de partenariats en Afrique, notamment afin de réfléchir au meilleur endroit où placer les diplomates et aux enjeux prioritaires.

Les libéraux élaborent ce qu'ils ont d'abord appelé une stratégie pour l'Afrique depuis près de trois ans, mais ont rétrogradé le projet l'année dernière pour l'appeler un cadre. En avril, un haut fonctionnaire a déclaré qu'il n'y avait plus de nom officiel pour désigner ce plan, qu'Ottawa appelle désormais depuis cette semaine son «approche» à l'égard du continent.

Les experts en administration publique ont déjà souligné que les stratégies font référence à des plans pluriannuels qui prévoient souvent des allocations de fonds, tandis que les cadres sont un ensemble générique de principes.

En 2022, les sénateurs du comité des affaires étrangères ont averti que le Canada prenait du retard, tant par rapport à ses pairs que par rapport à ses adversaires, dans la formation de liens économiques sur le continent.

L’Afrique va à contre-courant d’une tendance mondiale au déclin démographique, avec une population jeune en plein essor et une série d’accords commerciaux et de projets d’infrastructure qui, selon les économistes, conduiront à des croissances économiques rapides.

Le Canada s’est déjà engagé à élaborer une sorte de plan de coopération économique avec l’Afrique et a conclu les consultations à ce sujet l’été dernier. On ne sait pas si ce projet sera intégré dans l’approche plus large dirigée par la ministre Joly.

Les experts en aide internationale ont appelé le Canada à mieux faire connaître les projets qu’il finance sur le continent et à adopter une approche plus cohérente à la fois en matière de développement et de commerce.

Des groupes comme One Campaign et Cuso International ont soutenu que le Canada perd de sa pertinence en raison de son désengagement continu, cédant ainsi du terrain à la Russie et à la Chine.

Le voyage de Mélanie Joly intervient également au moment où le Canada est appelé à faire don d'une partie de sa réserve de vaccins qui peuvent aider à endiguer la mpox, aussi connue sous le nom de variole simienne.

Ottawa dit qu'il étudie la meilleure façon d'aider les pays où la maladie se propage rapidement, mais n'a pas indiqué de plan pour partager les réserves du Canada avec les pays en développement.

L'Organisation mondiale de la Santé a déclaré le 14 août que la mpox était une urgence de santé publique de portée internationale en raison de sa propagation rapide sur le continent africain, alors que les Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis ont demandé à des pays comme le Canada de partager des doses de vaccin.

L'Afrique du Sud avait déjà reproché à des pays comme le Canada d'avoir accumulé des vaccins contre la COVID-19 dont l'Afrique avait cruellement besoin et de ne pas soutenir les efforts visant à lever les brevets sur les médicaments et vaccins contre la COVID-19 dont la fabrication était rarement autorisée dans les pays africains.

La Presse Canadienne